Couvre-feux et chômage partiel après les violences
Couvre-feux et aides après les violences

Deux jours après les violences survenues en marge des manifestations du 17 octobre, le gouvernement a annoncé ce lundi une série de mesures. Le Premier ministre Sébastien Lecornu a détaillé des couvre-feux partiels, le chômage partiel à 100 % pour les salariés concernés et un fonds de soutien pour les commerces sinistrés.

Des couvre-feux dès ce lundi soir

Première mesure annoncée par Matignon : la mise en place de couvre-feux « partiels » et « localisés » dans certaines villes dès ce lundi soir. Sébastien Lecornu a demandé aux préfets concernés de prendre les dispositions nécessaires afin de prévenir de nouvelles violences et de protéger les commerces.

Les zones concernées doivent être précisées dans la journée, après concertation avec les maires. Des renforts des forces de l'ordre sont également prévus pour sécuriser les secteurs les plus exposés.

Chômage partiel à 100 % pour les salariés

Les salariés des commerces pillés ou dégradés pourront bénéficier du chômage partiel à 100 % dès ce mardi 20 octobre. Le dispositif doit permettre aux employés de conserver une rémunération lorsque leur établissement ne peut pas accueillir de clients ou reprendre son activité normalement.

Selon les premiers chiffres communiqués par le gouvernement, au moins 3.000 commerces ont été touchés par les violences. Les dégâts matériels et les pertes d'exploitation font peser une menace immédiate sur de nombreuses entreprises.

Un fonds de soutien pour les commerces sinistrés

Pour accompagner les commerçants, Sébastien Lecornu a également annoncé la création d'un fonds de soutien spécifique. L'objectif est de répondre aux difficultés de trésorerie des entreprises victimes des pillages et des dégradations.

Le Premier ministre a notamment souligné que certains commerçants avaient déjà constitué leurs stocks, y compris en prévision des fêtes de Noël. Les modalités précises d'accès à cette aide et les montants mobilisés restent à détailler.

Une réponse pénale ferme et un état d'urgence envisagé

Sur le volet sécuritaire, le gouvernement entend renforcer la réponse judiciaire contre les auteurs des violences. Sébastien Lecornu a dénoncé une organisation des troubles d'une ampleur inédite et défendu l'action des forces de l'ordre.

Un état d'urgence pourrait être instauré « si c'est utile », tout en prévenant qu'il ne s'agit pas d'un « objet politique ». Le Premier ministre a précisé : « L'état d'urgence, c'est quand même quelque chose qui est lourd, y compris dans sa mise en place. Donc si c'est nécessaire, évidemment que nous pourrions le faire. A date, la question des couvre-feux, la mise en œuvre de ces couvre-feux, me paraît davantage adaptée à la situation que nous pouvons connaître. »