Éric Ciotti, maire de Nice et président de l'Union des droites pour la République (UDR), a annoncé samedi 5 septembre avoir proposé à Marine Le Pen un « pacte d'alliance » pour la présidentielle de 2027. Devant 6 000 de ses partisans réunis sur le grand pré de Levens, dans l'arrière-pays niçois, il a déclaré : « Je voudrais proposer à Marine Le Pen un pacte d'alliance pour nous porter à la victoire, j'en ai longuement discuté avec elle cette semaine ».
Une alliance revendiquée depuis 2024
L'élu niçois a réaffirmé son engagement envers l'union avec le Rassemblement national : « Il n'y a qu'une voie, c'est celle que j'ai décidé de suivre dès 2024, celle de l'alliance, de l'union avec le Rassemblement national de Jordan Bardella et Marine Le Pen, c'est cette alliance que je défendrai avec toutes mes forces », a-t-il souligné auprès de la presse.
Éric Ciotti a indiqué avoir transmis à la candidate, favorite des sondages, une quinzaine de « propositions qui peuvent être complémentaires et contribuer à bâtir un projet encore en préparation ». Il a précisé : « J'apporte ma contribution à Marine Le Pen, mais je n'ai pas la prétention de me substituer à son projet, ce sera son projet mais je sais qu'elle est à l'écoute pour le bâtir dans la concertation avec ses alliés et ses partenaires ».
Un programme en quinze propositions
Parmi les mesures avancées par le maire de Nice figurent un « grand big bang territorial » avec la fusion des départements, des métropoles et des régions au sein de « provinces », l'introduction d'une part de capitalisation dans le système des retraites, l'allègement de la fiscalité sur les donations et successions, l'abrogation du regroupement familial et la suppression du droit du sol.
Position contrastée sur l'Ukraine
Interrogé sur le conflit en Ukraine, alors que Louis Aliot, cadre du RN, a proposé de « couper le robinet » à l'Ukraine en cas d'élection de Marine Le Pen, Éric Ciotti a réaffirmé son « soutien » à l'Ukraine. « C'est un peuple qui a été agressé, je souhaite que l'invasion russe soit combattue et que l'Ukraine recouvre sa souveraineté et sa liberté », a-t-il affirmé, avant d'ajouter : « Il faut les moyens pour l'Ukraine soit libre et indépendante ».



