Municipales 2026 : fin du panachage et parité obligatoire dans les petites communes
Municipales 2026 : fin du panachage et parité obligatoire

En avril, les députés ont adopté une proposition de loi interdisant le panachage dans les communes de moins de mille habitants, où l'alternance obligatoire hommes-femmes sera instaurée sur les listes candidates. Cette réforme, votée le 7 avril après des débats agités, harmonise le mode de scrutin pour toutes les communes françaises dès les élections municipales de mars 2026.

La fin du panachage

Le panachage permettait aux électeurs de rayer des noms sur une liste lors du scrutin majoritaire plurinominal à deux tours, ouvrant la voie à des règlements de compte. Désormais, le scrutin de liste est instauré pour toutes les communes, y compris celles de moins de mille habitants.

25 454 communes concernées

En France, 25 454 communes sur 34 960 ont moins de 1 000 habitants. Dans l'ex-Languedoc-Roussillon, on en dénombre 356 dans l'Aude, 208 dans le Gard, 175 dans l'Hérault, 138 dans les Pyrénées-Orientales, 137 en Lozère et 222 en Aveyron.

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Parité obligatoire

La loi impose désormais la parité sur les listes candidates dans ces petites communes. Certains parlementaires craignaient des difficultés à trouver suffisamment de candidates, mais Frédéric Roig, maire de Pégairolles-de-l'Escalette (157 habitants) et président de l'association des maires de l'Hérault, estime que c'est un faux sujet : « On trouve généralement autant d'hommes que de femmes. » Il reconnaît toutefois que l'exercice du mandat peut être plus difficile pour les femmes en raison de la charge mentale ou du sexisme, et que des mesures sont travaillées pour sécuriser leurs conditions d'exercice.

À titre de comparaison, l'Allemagne compte 11 800 communes pour plus de 83 millions d'habitants, et l'Union européenne 89 000 communes.

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