Le président américain Donald Trump a rejeté, mardi 25 août 2026, les accusations d'ingérence dans les affaires des Canadiens francophones, lors d'une conférence de presse à la Maison Blanche. Il a fermement nié tout soutien à des mouvements séparatistes au Québec, affirmant que les États-Unis respectent la souveraineté du Canada.
Des accusations sans fondement selon le président américain
Interrogé sur des informations rapportées par des médias canadiens, Donald Trump a déclaré : « C'est totalement faux. Nous n'avons jamais interféré dans les affaires intérieures du Canada, et nous ne le ferons jamais. » Il a ajouté que les relations entre les deux pays sont « excellentes » et que les discussions avec le premier ministre canadien ont toujours été « respectueuses et constructives ».
Ces accusations proviennent d'un rapport publié par un organisme de surveillance canadien, qui affirmait que des agents américains avaient rencontré des dirigeants de groupes francophones pour discuter de l'avenir politique de la province. Le rapport, cité par le journal Le Monde, mentionnait des « tentatives d'influence » lors de rencontres tenues à Montréal et à Québec entre 2024 et 2025.
Une réaction ferme du gouvernement canadien
Le gouvernement canadien, par la voix de la ministre des Affaires étrangères, a exprimé sa préoccupation face à ces allégations. « Nous prenons ces informations très au sérieux et nous attendons des éclaircissements de la part des autorités américaines », a-t-elle déclaré dans un communiqué. Elle a toutefois précisé que les relations bilatérales restent « solides » et que des consultations sont en cours.
Selon un sondage réalisé en juillet 2026, 62 % des Canadiens francophones estiment que les États-Unis exercent une influence croissante sur leur vie politique. Ce chiffre, en hausse de 8 points par rapport à l'année précédente, reflète une inquiétude grandissante au sein de la population.
Un impact limité sur les relations bilatérales
Les experts en relations internationales, interrogés par Le Monde, estiment que cette controverse pourrait avoir un impact limité sur les relations entre Washington et Ottawa. Ils soulignent que les échanges commerciaux entre les deux pays, qui représentent plus de 700 milliards de dollars par an, restent la priorité des deux gouvernements.
Donald Trump a conclu sa déclaration en réaffirmant son engagement à travailler avec le Canada sur des dossiers communs, comme la sécurité frontalière et le commerce. Il a également annoncé qu'il rencontrerait le premier ministre canadien lors du sommet du G7 prévu en septembre 2026, afin de dissiper tout malentendu.



