Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou doit rencontrer ce mardi le président américain Donald Trump à Washington, une première depuis le déclenchement de la guerre régionale au Moyen-Orient. Cette rencontre intervient dans un contexte de trêve relative après quinze jours d'échanges de frappes ininterrompues entre les États-Unis et l'Iran, et alors que la diplomatie semble reprendre le dessus.
Une rencontre sous le signe des tensions
Les discussions entre Netanyahou et Trump devraient se concentrer sur les dossiers régionaux, et plus particulièrement sur l'Iran. Washington affirme vouloir redonner une chance à la diplomatie après deux semaines de bombardements sans précédent depuis le cessez-le-feu d'avril. Il est à noter qu'Israël, qui avait lancé conjointement avec les États-Unis l'offensive sur Téhéran le 28 février – acte ayant déclenché la guerre régionale – n'a pas pris part à la dernière vague d'affrontements.
Trump optimiste quant aux discussions avec l'Iran
Lundi, Donald Trump a estimé que les discussions avec l'Iran avaient « de bonnes chances » d'aboutir à des résultats. Interrogé par la presse à bord d'Air Force One, il a déclaré : « On verra ce qui va se passer. Je pense qu'il y a de bonnes chances pour que quelque chose se produise. » Il a toutefois nuancé ses propos en ajoutant : « Si ce n'est pas le cas, on reviendra à ce qu'on faisait il y a deux jours », faisant référence aux bombardements intensifs contre l'Iran.
Démenti iranien et pause des hostilités
Les dirigeants iraniens ont démenti toute négociation avec les États-Unis, alors que les hostilités sont en pause depuis samedi. Cette accalmie intervient après quinze jours d'échanges de frappes intenses, malgré un protocole d'accord américano-iranien signé mi-juin visant à mettre fin à la guerre. La paix reste cependant incertaine, les deux camps campant sur leurs positions.
Conséquences économiques
Cette relative accalmie a eu un impact immédiat sur les marchés pétroliers. Les cours du pétrole ont chuté, reflétant l'apaisement des tensions dans la région. Cette baisse pourrait se confirmer si la dynamique diplomatique se poursuit.
En parallèle, la visite de Netanyahou à Washington intervient dans un contexte politique israélien tendu, avec des élections législatives en vue. Le général Gadi Eisenkot, figure de l'opposition, défie le Premier ministre sortant, ajoutant une dimension supplémentaire aux enjeux de cette rencontre.



