Les 31 juillet et 1er août, le festival La Clé des Champs revient à Montlaur pour sa troisième édition. Ce petit village du Sud-Aveyron, fort d’environ 650 habitants, s’apprête à accueillir plusieurs milliers de festivaliers pendant deux jours. Au programme : arts de rue, cirque, marionnettes, danse, théâtre et concerts, le tout dans une ambiance familiale et festive.
Fondée en 2023, l’association Artscène organise cet événement avec l’ambition de dynamiser la vie culturelle du territoire. L’entrée est à prix libre, une décision assumée par les organisateurs. « Chacun donne en fonction de ses moyens, explique Anne-Claire Barrière, coordinatrice et programmatrice du festival. Nous ne voulions pas imposer de tarif minimum afin que le prix ne soit jamais un frein. »
Un succès grandissant
La première édition avait attiré plus de 2 500 personnes, et la seconde près de 3 000 un an plus tard. Les organisateurs ne cherchent pas à battre des records, mais se réjouissent de cette affluence. « Nous nous attendons encore à accueillir davantage de monde, mais nous ne cherchons pas spécialement à battre des records », confie Anne-Claire Barrière. Afin d’éviter les problèmes de surjauge rencontrés l’an dernier, un nouvel espace est aménagé au bord du Dourdou, permettant de répartir le public entre deux sites dès le début de chaque journée.
Une programmation renouvelée chaque année
La programmatrice veille à renouveler entièrement la programmation d’une édition à l’autre, afin de faire découvrir au public des créations originales et des formes artistiques encore peu représentées dans le Sud-Aveyron. « Nous programmons principalement des spectacles burlesques, festifs et dansants, mais nous sélectionnons aussi des propositions plus engagées pour bousculer un peu le public. L’art sert aussi à cela », affirme-t-elle.
Un budget participatif et un engagement bénévole
Le budget du festival avoisine les 60 000 euros, financé par la participation libre du public, les aides des collectivités et les partenaires privés. « Le coût de l’organisation augmente chaque année. Nous informons d’ailleurs le public pour qu’il prenne conscience des dépenses que représente un tel événement », indique Anne-Claire Barrière. Une trentaine de personnes préparent l’événement toute l’année, et plus d’une centaine de bénévoles seront mobilisés pendant les deux jours. « Nous avons fait le pari de construire ce projet avec les habitants du territoire. Certains hébergent même les artistes chez eux. Cela crée de véritables échanges humains », raconte-t-elle.
Des adaptations pour le confort des festivaliers
Face aux fortes chaleurs annoncées, les organisateurs ont prévu des voiles d’ombrage, de la brumisation et des parasols pour que les spectateurs les plus sensibles puissent profiter des spectacles dans de bonnes conditions. Le festival s’inscrit dans la continuité de La Calade en fête, un événement qui avait marqué le territoire entre 2014 et 2017. « C’était un peu la même recette. Beaucoup de personnes nous demandaient de recréer un événement de ce type. Grâce à l’engagement exceptionnel des bénévoles, cette nouvelle aventure fonctionne très bien », se réjouit Anne-Claire Barrière.
Programme des deux jours
Vendredi 31 juillet, les festivités débutent à 16h30 avec un concert marionnettique « L’art d’accommoder les restes », suivi du spectacle de jonglage « Accroche-toi si tu peux » à 17h, de la tragi-comédie « Carne » à 18h15, du spectacle jeune public « Toni » à 18h30, puis des concerts de Trebob, The Sophisticated Cats et Pambelé en soirée. Samedi 1er août, la journée commence à 15h45 avec le même concert marionnettique, puis se poursuit avec « Accroche-toi si tu peux », « Volume 54 » (danse), « Toni », « Mon royaume » (cirque aérien), et les concerts de Mr et Mme Loops, Brin d’zinc et l’Orchestre National du Cholao. Tous les spectacles sont en accès libre.



