Lors d'un déplacement à Alger, le président Emmanuel Macron a déclaré que la France n'avait « aucun objectif chiffré » concernant le nombre de visas octroyés aux Algériens, niant tout laxisme en la matière. Cette déclaration intervient dans un contexte de tensions diplomatiques entre les deux pays, notamment sur les questions migratoires.
Des relations bilatérales sous tension
Depuis plusieurs mois, les relations entre Paris et Alger sont marquées par des désaccords sur la délivrance des visas. En septembre 2021, la France avait annoncé une réduction de 50 % du nombre de visas accordés aux Algériens, en raison du refus de l'Algérie de reprendre ses ressortissants en situation irrégulière. Cette décision avait provoqué une crise diplomatique.
Emmanuel Macron a rappelé que la France respectait ses engagements tout en exigeant une coopération accrue de l'Algérie en matière de réadmission. « Nous n'avons jamais fixé de quota, ce serait contraire à notre politique migratoire », a-t-il affirmé.
Des chiffres en hausse
Selon les données du ministère de l'Intérieur, le nombre de visas délivrés aux Algériens a augmenté de 15 % en 2023 par rapport à 2022, atteignant près de 200 000. Cette hausse s'explique par une reprise des demandes après la pandémie de Covid-19 et par une amélioration des relations bilatérales.
Le président français a également souligné que la France accueillait chaque année des milliers d'étudiants algériens, contribuant ainsi au rayonnement culturel et économique des deux pays.
Une opposition critique
L'opposition française a critiqué la politique migratoire du gouvernement, accusant l'exécutif de laxisme. Marine Le Pen, candidate du Rassemblement national, a dénoncé « une immigration incontrôlée » et réclamé un référendum sur le sujet.
En réponse, Emmanuel Macron a réaffirmé sa volonté de maîtriser les flux migratoires tout en respectant les droits des migrants. « Nous ne céderons ni à la démagogie ni à l'extrémisme », a-t-il conclu.



