Le RN cultive discrètement ses réseaux diplomatiques avant 2027
Le RN cultive discrètement ses réseaux diplomatiques

À un an de l'élection présidentielle de 2027, le Rassemblement national (RN) intensifie discrètement ses efforts diplomatiques. Le parti de Marine Le Pen cherche à consolider ses alliances avec des formations populistes et souverainistes en Europe et au-delà, dans l'optique d'une possible victoire.

Une stratégie de réseaux discrets

Selon des sources internes au parti, plusieurs députés RN ont effectué des voyages à l'étranger ces derniers mois. En juin 2026, une délégation menée par le vice-président du parti, Louis Aliot, s'est rendue à Varsovie pour rencontrer des représentants du parti Droit et Justice (PiS) polonais. Les discussions ont porté sur la coopération en matière de politique migratoire et de souveraineté nationale.

Parallèlement, des émissaires du RN ont participé à un séminaire à Madrid organisé par le parti Vox, allié traditionnel. « Nous construisons un réseau de partis qui partagent notre vision de l'Europe des nations », a déclaré un conseiller diplomatique du RN sous couvert d'anonymat.

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Des liens avec l'extrême droite européenne

Le RN entretient également des relations avec le parti hongrois Fidesz de Viktor Orbán, bien que ce dernier ait quitté le Parti populaire européen. En mai 2026, Marine Le Pen a rencontré Orbán à Budapest, selon des sources diplomatiques hongroises. Les deux dirigeants ont évoqué la création d'un nouveau groupe politique au Parlement européen après les élections de 2029.

Le parti de Le Pen a aussi renoué des contacts avec l'Alternative pour l'Allemagne (AfD), après une période de froid due à des déclarations controversées de l'AfD. « Il est essentiel d'avoir des alliés solides en Allemagne, le moteur de l'UE », a expliqué un cadre du RN.

Des voyages au-delà de l'Europe

Au-delà de l'Europe, le RN explore des partenariats avec des formations politiques en Amérique latine et au Moyen-Orient. En mars 2026, une délégation du RN s'est rendue au Brésil pour rencontrer des proches de l'ancien président Jair Bolsonaro. Le parti souhaite s'inspirer des méthodes de communication et de mobilisation utilisées par les populistes brésiliens.

Au Proche-Orient, des contacts ont été établis avec le parti israélien Likoud, mais aussi avec des mouvements nationalistes arabes. « Notre diplomatie ne se limite pas à l'Europe. Nous voulons être une force politique globale », a affirmé un porte-parole du RN.

Un budget en hausse pour la diplomatie

Le RN a augmenté son budget alloué aux relations internationales de 40 % en 2026, atteignant 2,5 millions d'euros, selon les comptes du parti. Cette enveloppe finance des voyages, des séminaires et des consultants spécialisés. « C'est un investissement pour l'avenir. Si Marine Le Pen est élue en 2027, elle aura besoin de réseaux solides immédiatement », a commenté un analyste politique.

Cependant, cette stratégie reste discrète. Le RN évite les annonces publiques pour ne pas susciter de polémiques. « Nous travaillons en silence. Les résultats parleront d'eux-mêmes », a conclu un conseiller.

Les rivaux politiques réagissent

Du côté de la majorité présidentielle, on dénonce une « dérive souverainiste dangereuse ». Un ministre a déclaré : « Le RN s'allie avec des partis qui menacent les valeurs démocratiques en Europe. » L'opposition de gauche, elle, appelle à une vigilance accrue. « Ces réseaux sont une menace pour la construction européenne », a estimé un député écologiste.

Malgré ces critiques, le RN poursuit son maillage. À un an de la présidentielle, le parti de Marine Le Pen mise sur une diplomatie parallèle pour préparer son accession au pouvoir.

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