La Fédération norvégienne de football (NFF) a annoncé son intention de porter plainte auprès du Comité d'éthique de la FIFA concernant la levée de la suspension de l'attaquant américain Folarin Balogun pendant la Coupe du monde. Cette décision avait suscité une vive polémique avant le match entre la Belgique et les États-Unis.
Une violation des règles fondamentales
La présidente de la NFF, Lise Klaveness, a exprimé son indignation dans une interview au Times : « Quand on contourne une règle comme celle-ci, on s'engage sur une pente glissante qui mettra tout le football en danger. Remettre en cause ses règles fondamentales constitue une menace pour ce sport. »
Klaveness, âgée de 45 ans et juriste de formation, a ajouté : « Tout d'abord, cela n'aurait jamais dû arriver. Il est désormais essentiel d'avoir une communication honnête à ce sujet. Nous savons tous que ce verdict a été influencé par des forces extérieures et qu'il n'a pas suivi la procédure appropriée. »
L'intervention de Donald Trump
La plainte intervient après que l'ancien président américain Donald Trump a confirmé avoir appelé le président de la FIFA, Gianni Infantino, pour exiger l'annulation du carton rouge infligé à Balogun. Klaveness a déclaré : « Nous avons besoin que le dirigeant de la FIFA reconnaisse qu'il s'agit d'une erreur. »
« Cette affaire est si grave et si préoccupante, a-t-elle insisté, que j'espère qu'elle contribuera à inciter les gens à se manifester davantage et à ne pas avoir peur de signaler de tels cas. » Le conseil d'administration de la NFF se réunira le 6 août pour discuter des prochaines étapes.
Un précédent avec le Prix de la Paix
Klaveness a précisé à l'AFP que la NFF envisageait d'inclure l'affaire Balogun dans une saisine déjà déposée avant la Coupe du monde concernant la remise par la FIFA de son « Prix de la Paix ». « Il est envisagé d'inclure l'affaire Balogun dans la saisine du Comité d'éthique de la FIFA que nous avions effectuée avant la Coupe du monde concernant la remise par la FIFA de son soi-disant Prix de la Paix », a-t-elle déclaré.
Un manque de transparence dénoncé
La dirigeante norvégienne s'est dite « déçue mais pas nécessairement surprise » par le manque de transparence de la FIFA, qui n'a pas publié l'intégralité du jugement expliquant sa décision. « Essayer de mettre ça sous le tapis maintenant ne passera pas. Trop de gens ont eu le sentiment, entraîneurs, joueurs, supporters, que cela touchait de trop près le football », a-t-elle martelé.



