Les habitants de Stains, en Seine-Saint-Denis, vivent un véritable enfer à cause des départs et arrivées de jets privés à l’aéroport du Bourget, qui survolent leurs habitations. « Je n’en peux plus ! » s’exclame un riverain, rapporté par France 3 Régions. Les avions filent dans le ciel toutes les dix minutes, provoquant un bruit constant de réacteurs. « Parfois, j’alterne et je vais vivre chez ma compagne, dans le 19e », confie-t-il.
Une association porte plainte contre le préfet
Au début du mois de juin, l’Association de défense contre les nuisances aériennes (Advocnar) a déposé une plainte contre le préfet de Seine-Saint-Denis. Elle demande l’instauration d’un couvre-feu entre 22 heures et 6 heures du matin, ainsi qu’un plafonnement des rotations à 50 000 vols annuels maximum. Françoise Brochot, présidente de l’Advocnar, dénonce les risques pour la santé : « Ce sont principalement des risques sur la santé cardiovasculaire, puisque le bruit des avions, de jour comme de nuit, fait monter la tension. Ces problèmes de santé écourtent la durée de vie. »
Un plan de prévention du bruit jugé inefficace
Comme les autres grands aéroports français, Le Bourget est soumis à un plan de prévention du bruit, mais l’Advocnar le juge inefficace. Julien Bayou, avocat de l’association, s’interroge : « On se demande si ce n’est pas parce que l’aviation est un peu particulière : c’est de l’aviation d’affaires et des jets privés. Ces avions transportent cinq personnes en moyenne, mais l’impact est le même que pour les autres aéroports. » La préfecture, contactée, n’a pas répondu aux sollicitations.
Des conséquences sanitaires et sociales
Les nuisances sonores affectent la qualité de vie des riverains, avec des conséquences sur la santé cardiovasculaire et le sommeil. L’association espère que la plainte déposée incitera les autorités à prendre des mesures pour limiter l’impact des vols, notamment la nuit. En attendant, les habitants de Stains continuent de subir ce qu’ils décrivent comme un « enfer » quotidien.



