Logistique de l'opération Serval au Mali : préparation au camp des Garrigues à Nîmes
Logistique Serval : préparation à Nîmes

La logistique de l'opération Serval au Mali se prépare au camp des Garrigues, à Nîmes. Le colonel Vialade, à la tête du 4e Régiment du matériel (4e RMAT), commandera le bataillon Salamandre. Soixante-dix hommes du 4e RMAT seront projetés au Mali dans un mois.

Des conditions d'entraînement rigoureuses

Mardi matin, une averse copieuse, de la gadoue et dix degrés au thermomètre régnaient au camp des Garrigues. Ces conditions n'évoquent pas vraiment le Mali, où depuis janvier 2013 les forces françaises combattent les groupes djihadistes. Pourtant, en juillet prochain, en plein engagement dans l'opération Serval, ce sera le début de la saison des pluies. « Toujours avec 50 degrés », plaisante un officier.

Depuis quinze jours, le bataillon Salamandre, composé d'hommes issus d'une quinzaine de régiments français, se prépare aux « rustiques conditions maliennes » auxquelles il sera confronté de juin à octobre. Le 4e RMAT, basé à Nîmes, y joue un rôle prépondérant avec 70 hommes sur les 262 projetés à Gao, et assure le commandement du bataillon.

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

La logistique au cœur de la mission

La logistique comprend le transport, la maintenance, la santé, le carburant, les munitions et le soutien du combattant (hygiène, alimentation, eau). Les différentes composantes du bataillon Salamandre se sont retrouvées deux semaines durant sur les hauteurs de Nîmes pour se préparer au théâtre d'opération malien, apprendre à travailler ensemble et se coordonner.

Des exercices spécifiques ont été réalisés, soit une quinzaine de modules : dépannage, tirs, gestion de convoi en cas d'attaque, etc. Hier, au terme de cette première phase de préparation (suivie d'une deuxième à Canjuers en mai), un exercice de synthèse a été mis en œuvre : d'un bivouac à l'autre, un convoi a été formé dans un scénario où des insurgés attaquent et où il s'agit de se défendre.

Un théâtre d'opération exigeant

« Nous sommes des logisticiens, mais avant tout des soldats », souligne le colonel Olivier Vialade, chef de corps du 4e RMAT et commandant du bataillon Salamandre. « Le Mali est un théâtre d'opération dur, explique-t-il. C'est aussi lourd que l'Afghanistan. » En 2009, le 4e RMAT avait été engagé en Afghanistan : là-bas, comme au Mali, les itinéraires sont à haut risque.

Le bataillon Salamandre se prépare à faire face aux tirs de roquettes et aux engins explosifs improvisés (IED) sur les pistes maliennes, alors que les convois autour de Gao seront incessants pour soutenir les troupes françaises. « Le Mali est grand comme deux fois la France, les distances sont longues et le matériel s'use beaucoup, ajoute le colonel Vialade. Cela représente beaucoup de travail et il faut savoir réparer très vite. » Le tout dans une chaleur extrême, 45 voire 50 degrés, et une poussière incessante. La condition physique doit donc être irréprochable, ce qui fait aussi partie de la préparation du bataillon Salamandre.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale