Allan Brunon, 27 ans, conseiller municipal LFI à Grenoble, est au centre d’une tempête médiatique depuis qu’il a interrompu le concert de la DJ Barbara Butch le 18 juillet 2026. L’élu, connu pour ses prises de position radicales, a mené une action avec plusieurs dizaines de militants propalestiniens pour dénoncer une tribune signée par l’artiste soutenant la proposition de loi Yadan, qu’il accuse de criminaliser la critique d’Israël. La DJ, qui s’était également produite à la résidence de l’ambassadeur de France à Tel Aviv en 2025, n’a tenu qu’une vingtaine de minutes sur scène avant de devoir fuir face aux huées, aux cris de « Free Palestine » et à des projectiles.
Un élu qui ne recule devant rien
Dans un café proche de l’Assemblée nationale, Allan Brunon affiche une assurance tranquille, polo noir et baskets blanches. Il ne regrette rien de son action, qu’il justifie comme un acte de résistance légitime. « Nous ne pouvions pas laisser une artiste qui cautionne une loi liberticide se produire sans réagir », explique-t-il. Ses méthodes, pourtant, suscitent des critiques, y compris au sein de la France insoumise. Plusieurs cadres du parti ont exprimé leur malaise face à cette surenchère, estimant qu’elle dessert la cause palestinienne et donne une image violente du mouvement.
Une ascension fulgurante et controversée
Élu en 2026 à seulement 27 ans, Allan Brunon a rapidement imposé son style : clashs verbaux, actions coup de poing, refus du compromis. Il revendique une radicalité assumée, inspirée des courants les plus durs de la gauche antisioniste. « Je ne suis pas là pour faire de la figuration, mais pour défendre les opprimés, coûte que coûte », lance-t-il. Ses détracteurs, eux, pointent une dérive autoritaire et un mépris du dialogue. Selon un proche du dossier, « Allan Brunon est devenu un problème pour LFI, car il polarise le débat au risque d’isoler le parti ».
Réactions et conséquences
L’affaire a provoqué une onde de choc dans le milieu culturel et politique grenoblois. Barbara Butch, figure de la communauté LGBTQ+ et juive, a dénoncé une « agression inacceptable » et porté plainte. De son côté, la mairie de Grenoble a condamné fermement l’interruption, tandis que des associations de défense des droits humains appellent à ne pas confondre critique d’Israël et antisémitisme. Allan Brunon, lui, reste inflexible : « Je ne céderai rien. La lutte continue. »



