Yves Foulon, maire d'Arcachon, condamné à 5 000 € d'amende pour menaces et violences
Yves Foulon condamné à 5 000 € d'amende pour menaces

Le tribunal correctionnel de Bordeaux a condamné, jeudi 20 août 2026, Yves Foulon, maire Les Républicains (LR) d'Arcachon, à une amende de 5 000 euros pour menaces de mort et violences volontaires commises à l'encontre de son principal opposant lors des élections municipales de 2026. Le parquet avait requis six mois de prison avec sursis et 10 000 euros d'amende.

Des faits survenus en pleine campagne électorale

Les faits remontent au 12 mars 2026, en pleine campagne pour le second tour des municipales. Selon la plainte déposée par l'opposant, celui-ci aurait été victime de menaces proférées par le maire sortant lors d'une altercation sur la voie publique, suivies de violences physiques. L'élu aurait notamment lancé : « Je vais te tuer, tu vas voir ce qui va t'arriver », avant de le bousculer violemment, provoquant une chute et des blessures légères.

L'opposant, candidat de la liste « Arcachon pour tous », avait déposé plainte le lendemain, accompagné d'un certificat médical attestant de trois jours d'incapacité totale de travail (ITT). L'enquête, confiée à la police nationale, avait permis d'établir plusieurs témoignages concordants, ainsi que des images de vidéosurveillance montrant l'altercation.

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Un procès sous tension politique

Lors de l'audience, le 12 juillet 2026, Yves Foulon a nié les faits, affirmant avoir simplement « repoussé » son adversaire après une provocation. « Je n'ai jamais menacé qui que ce soit. C'est une manipulation politique orchestrée par mon concurrent pour nuire à ma campagne », a-t-il déclaré à la barre. Son avocat, Me Jean-Pierre Dufour, a plaidé la relaxe, estimant que les preuves étaient « insuffisantes » et que les témoignages étaient « partisans ».

Le parquet, représenté par la procureure adjointe Élise Martin, a au contraire estimé que les éléments étaient « solides et étayés ». « Les menaces de mort sont claires, les violences sont avérées. Un élu doit être exemplaire, surtout en période électorale », a-t-elle martelé lors de ses réquisitions. Elle a requis six mois de prison avec sursis et 10 000 euros d'amende, ainsi qu'une interdiction d'éligibilité de deux ans.

Une peine inférieure aux réquisitions

Le tribunal a finalement condamné Yves Foulon à une amende de 5 000 euros, sans peine d'emprisonnement ni interdiction d'éligibilité. Il a également ordonné le versement de 1 500 euros de dommages et intérêts à la partie civile, pour le préjudice moral subi. Le maire d'Arcachon a annoncé son intention de faire appel de cette décision. « Je conteste fermement ce jugement. Je suis innocent et je prouverai mon bon droit devant la cour d'appel », a-t-il déclaré à l'issue du délibéré.

Cette condamnation intervient alors que Yves Foulon, 68 ans, maire d'Arcachon depuis 2014 et conseiller départemental de la Gironde, a été réélu de justesse au second tour des municipales de mars 2026, avec 50,2 % des voix face à son opposant. La décision du tribunal pourrait avoir des conséquences sur sa carrière politique, bien que la peine prononcée ne l'empêche pas de se maintenir à son poste actuel.

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