Renaud Muselier, figure centrale de la droite et du centre dans les Bouches-du-Rhône, a annoncé qu'il abandonnait la tête de la liste commune LR-UDF pour les élections sénatoriales de septembre. Cette décision vise à sceller l'accord entre le centre et la droite, après des semaines de négociations tendues.
Un accord pour éviter la division
L'ancien président de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur, âgé de 62 ans, a déclaré dans un communiqué : "J'ai décidé de ne pas conduire la liste afin de garantir l'unité de notre famille politique et d'offrir une chance maximale à nos candidats." Selon des sources proches des négociations, cet accord prévoit que la liste sera menée par le sénateur sortant LR Jean-Pierre Colin, tandis que Muselier occupera la deuxième place.
Les enjeux des sénatoriales dans les Bouches-du-Rhône
Le département des Bouches-du-Rhône doit élire 8 sénateurs en septembre. En 2014, la droite et le centre avaient obtenu 5 sièges, mais la gauche en espère 3 cette fois. L'accord entre LR et l'UDI vise à conserver la majorité. "Nous devons présenter un front uni face à une gauche qui progresse dans les sondages", a ajouté Muselier, citant une enquête d'opinion récente.
Les réactions politiques
Le président de la région, Christophe Madrolle (LR), a salué "un geste d'apaisement et de responsabilité". De son côté, le député LFI Jean-Luc Mélenchon a ironisé sur Twitter : "Muselier sacrifié sur l'autel des ambitions personnelles. La droite se déchire toujours." L'UDI, par la voix de son secrétaire départemental, a exprimé sa satisfaction : "Cet accord démontre que le centre et la droite peuvent travailler ensemble pour l'intérêt des Bouches-du-Rhône."
Un précédent dans la région
Renaud Muselier n'est pas étranger aux compromis politiques : en 2015, il avait déjà renoncé à une candidature aux régionales pour laisser la place à Christian Estrosi. Cette fois, son retrait permet d'éviter une primaire coûteuse et des divisions préjudiciables à six mois des sénatoriales. Les listes définitives doivent être déposées d'ici le 15 juillet.
Selon un sondage Ifop réalisé en mai, 38% des électeurs du département se disent prêts à voter pour une liste d'union de la droite et du centre, contre 32% pour la gauche unie. L'abstention pourrait atteindre 60%, un chiffre traditionnellement élevé pour ce scrutin indirect.



