Ségolène Royal, ancienne candidate à l'élection présidentielle de 2007, a annoncé sa participation à la primaire du Parti socialiste pour 2027. Jeudi, après que les militants du PS aient validé le principe d'une primaire, elle a déclaré sur son compte X : « J'ai décidé de participer à la primaire ». Elle a ajouté : « Je prends cette initiative avec humilité, sans ego et sans posture de supériorité comme on en voit trop. Pour servir, en étant à l'écoute, avec discernement, expérimentée et respectueuse des différences de points de vue. »
Un parcours politique marqué par des hauts et des bas
Depuis sa candidature à la présidentielle de 2007, Ségolène Royal n'a jamais cessé de chercher à exister politiquement. En 2008, elle s'est présentée sans succès au poste de première secrétaire du PS. En 2011, elle a participé à la primaire socialiste, ne recueillant que 6,95 % des voix. En 2017, certains cadres du PS la voyaient comme une candidate potentielle, mais ce ne fut pas le cas. En février 2021, elle s'est présentée aux élections sénatoriales pour les Français établis hors de France, un nouvel échec.
Une image contrastée dans l'opinion
Selon le politologue Bruno Cautrès, chercheur au Cevipof, « Ségolène Royal est une personnalité politique qui conserve une image de battante dans l'opinion. Bien sûr, elle n'est plus au sommet, comme en 2007, et elle a pu surprendre à plusieurs occasions, depuis, brouillant parfois son image. Vingt ans après la présidentielle de 2007, il est audacieux de vouloir revenir dans le jeu, car le temps a passé. Elle peut néanmoins contribuer aux débats internes du PS pour cette primaire à guichets fermés, sur ses thèmes de prédilection et notamment son fameux “ordre juste”. Elle peut encore surprendre, mais ses chances sont objectivement moindres de gagner cette primaire interne que lorsqu'elle avait mis à terre Dominique Strauss-Kahn et Laurent Fabius. »
Un avenir incertain
Le journaliste Sylvain Courage, dans sa biographie intitulée « L'Ex », écrit : « Rares sont ceux qui sont montés aussi haut qu'elle. Plus rares encore ceux qui sont tombés aussi vite et aussi bas. Pourtant, même à terre, elle continue de fasciner. Dans un monde qui loue les gagnants, elle est l'ex ! Cette figure ambiguë qui semble appartenir au passé mais demeure présente dans l'inconscient collectif français. » L'histoire ne dit pas encore si elle devra affronter son ancien compagnon, François Hollande, lors de cette primaire.



