Témoignage choc : victime d'une fausse injectrice d'acide hyaluronique
Victime d'une fausse injectrice d'acide hyaluronique

Sarah*, 34 ans, a vécu un véritable cauchemar le 27 février dernier. Ce jour-là, elle subit un lifting des fesses effectué par Madeleine E., une femme se présentant comme infirmière anesthésiste. L'intervention a mal tourné, et un mois plus tard, une jeune femme est décédée après une procédure similaire réalisée par la même personne. Aujourd'hui, Madeleine E. est incarcérée, et six femmes ont porté plainte contre elle.

Une confiance aveugle construite sur les réseaux sociaux

Sarah raconte avoir suivi le compte Instagram de Madeleine E. pendant un an et demi. « J'étais emballée par ses vidéos de prévention, elle semblait pleine de bienveillance. Elle expliquait qu'elle était infirmière anesthésiste, qu'elle travaillait avec un médecin. Son compte était très stable, il ne sautait pas tous les quatre matins, c'était rassurant », témoigne-t-elle.

L'assistante de Madeleine E. a demandé à Sarah des photos de face, de profil et de dos pour établir un devis, comme chez un véritable chirurgien. « À aucun moment je n'ai douté d'elle, de son travail. Elle parlait avec des termes médicaux, disait "les canules", évoquait "la posologie", prenait la tension, préparait des antibiotiques… Dans ses vidéos, elle portait souvent un tablier et une charlotte », ajoute Sarah.

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Des pratiques douteuses et une assistante véhale

Le jour de l'intervention, Sarah décrit une scène troublante : « Madeleine E. porte une charlotte et un masque, et elle a doublé ses gants. Elle me désinfecte les fesses. Son assistante, elle, ne s'est pas lavé les mains une seule fois et me caresse la tête. »

Sarah a également été frappée par l'attitude de l'assistante, qu'elle juge très véhale. « Elle ne m'a pas demandé si j'avais un complexe à combler. Elle a juste dit : "Pour un beau rendu, il faut 800 millilitres, c'est 3 000 euros et vous devez verser un acompte". Pour obtenir le rendez-vous, j'ai donc avancé 460 euros. »

Des conséquences graves et une enquête en cours

L'intervention de Sarah a mal tourné, mais elle a eu la chance de survivre. Un mois plus tard, une autre patiente de Madeleine E. est décédée des suites d'une procédure similaire. L'injectrice a été incarcérée, et six femmes ont porté plainte. L'enquête se poursuit pour déterminer l'étendue des dégâts causés par cette fausse professionnelle.

Ce témoignage met en lumière les dangers des injections clandestines pratiquées par des personnes non qualifiées, qui utilisent les réseaux sociaux pour gagner la confiance de leurs victimes. Les autorités appellent à la vigilance et rappellent que seuls des médecins ou des infirmières diplômés peuvent réaliser ce type d'actes esthétiques dans un cadre légal.

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