RPI concentré adopté à Montmirat malgré 36% d'opposition
RPI concentré adopté malgré 36% d'opposition

Lors du conseil communautaire de la Communauté de communes du Pays de Sommières (CCPS) du 5 mars dernier, la transformation du regroupement pédagogique intercommunal (RPI) déconcentré des communes de Crespian, Cannes-et-Clairan et Montmirat en un RPI concentré sur la commune de Montmirat a été adoptée malgré une opposition importante.

Un vote serré

Sur les 28 suffrages exprimés (23 conseillers présents et 5 pouvoirs), la délibération a recueilli 17 voix pour (dont 4 pouvoirs), 10 voix contre (dont 1 pouvoir) et 1 abstention, soit près de 36 % de votes défavorables.

Les craintes exprimées

Avant le vote, Marie-José Pellet, alors maire de Junas, a lu une déclaration dans laquelle elle signale des conséquences de la fermeture administrative d’une école communale :

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"En acceptant une fusion qui organise la disparition de deux écoles, nous offrons de fait à l’Éducation nationale un support pour justifier, à terme, des suppressions de classes et de postes. Je tiens à rappeler qu’au sein d’une école, le Dasen (Directeur académique des services de l’Éducation nationale) a tout pouvoir. S’il ne peut pas fermer une école sans notre accord, il peut seul décider de la fermeture de classes au sein d’une école."

Conséquences de la fermeture administrative

En effet, si une école n’est pas administrativement supprimée, la possibilité de la rouvrir ultérieurement peut paraître plus accessible. Certes, une réouverture resterait toujours soumise aux décisions de l’Éducation nationale, mais il ne serait pas nécessaire de créer un nouvel établissement scolaire ni d’engager l’ensemble des procédures administratives qu’une telle création implique.

Le maintien administratif d’une école peut également être perçu comme la préservation d’un droit, d’un patrimoine ou d’une identité communale, même si le bâtiment est temporairement inoccupé. Il existe en effet une différence fondamentale entre affirmer qu’une école est fermée pour le moment et dire qu’une école n’existe plus.

Prochaine étape

C’est pourquoi les maires de Crespian et de Cannes-et-Clairan vont demander audience au préfet afin de récupérer l’administration de leurs écoles.

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