Les élections provinciales du 28 juin 2026 en Nouvelle-Calédonie n'ont pas permis de dégager une majorité claire au Congrès local, selon les résultats définitifs. Le scrutin a été marqué par une poussée des loyalistes (non-indépendantistes) et une recomposition du camp indépendantiste, sans qu'aucune force ne parvienne à obtenir la majorité absolue des 54 sièges.
Résultats détaillés du scrutin
La coalition loyaliste « Les Loyalistes » a obtenu 28 sièges, soit une progression de 4 sièges par rapport à 2024. Le camp indépendantiste, divisé entre plusieurs listes, totalise 26 sièges. La principale formation indépendantiste, l'Union calédonienne (UC), a recueilli 14 sièges, en baisse de 3 sièges. Le parti indépendantiste modéré « Éveil océanien » a fait son entrée au Congrès avec 4 sièges, tandis que le Front de libération kanak (FLK) en a obtenu 6.
Recomposition politique
Du côté loyaliste, le Rassemblement (LR) a confirmé sa position de premier parti avec 18 sièges, suivi par Génération NC (6 sièges) et Les Républicains calédoniens (4 sièges). Les indépendantistes ont vu émerger une nouvelle formation, « Kanaky Nouvelle », qui a remporté 2 sièges. Selon l'analyste politique Jean-Marc Bello, « cette élection marque un tournant avec l'éclatement du bloc indépendantiste traditionnel et l'émergence de nouvelles sensibilités ».
Impact sur l'avenir institutionnel
L'absence de majorité claire complique la mise en œuvre des réformes institutionnelles, notamment le processus de self-détermination prévu par l'accord de Nouméa. Le gouvernement local devra trouver des compromis pour élire le président du Congrès et former un exécutif. Le haut-commissaire de la République, Patrice Faure, a appelé « à la responsabilité de tous pour garantir la stabilité et poursuivre le dialogue ».



