Olivier Faure, premier secrétaire du Parti socialiste, a reconnu lundi 7 septembre sur BFMTV-RMC une « maladresse » après avoir comparé les incendies au Porge à Oradour-sur-Glane. Ses propos avaient suscité de vives critiques, notamment de Marc Fesneau et Bruno Le Maire, qui ont dénoncé une banalisation de l’horreur. Faure a exprimé ses regrets.
Une comparaison jugée déplacée
La comparaison avait provoqué une vive polémique. Olivier Faure reconnaît désormais une « maladresse ». Invité de BFMTV-RMC ce lundi 7 septembre, le premier secrétaire du Parti socialiste est revenu sur ses propos tenus trois jours plus tôt au Porge, en Gironde, commune durement touchée par les incendies de l’été. « C’est effectivement une maladresse, il n’y a pas de comparaison possible entre les causes d’Oradour et les causes au Porge », a déclaré le responsable socialiste, cité par nos confrères.
Vendredi, au micro d’ICI Gironde, Olivier Faure avait évoqué « un côté Oradour-sur-Glane » en découvrant les dégâts provoqués par les flammes. « Pas de victimes heureusement mais on imagine la violence du feu avec les maisons totalement détruites, ces voitures calcinées et puis ces kilomètres de pins qui sont noirs », avait-il ajouté.
« Je pensais simplement au paysage de désolation »
Ce lundi, Olivier Faure a expliqué avoir voulu parler uniquement de l’état des lieux après l’incendie. « C’était le paysage dévasté que je cherchais à définir », a-t-il assuré sur BFMTV-RMC. « Ce n’était pas très intelligent de ma part, je le regrette. »
Selon Le Figaro, 183 maisons ont été détruites au Porge. Aucun décès n’est à déplorer. Une situation sans commune mesure avec le massacre d’Oradour-sur-Glane, en Haute-Vienne. Le 10 juin 1944, la division SS Das Reich y a tué 643 civils, rappelle le quotidien. « N’imaginez pas un seul instant que je puisse comparer deux situations qui n’ont rien à voir », a insisté Olivier Faure.
Une polémique vivement critiquée
Ses propos avaient immédiatement fait réagir. Marc Fesneau, président du groupe MoDem à l’Assemblée nationale, avait dénoncé samedi sur X « une insulte à la mémoire de ce village martyr […] Tout ne vaut pas tout et les mots ont un sens. Comparer pour surenchérir, c’est banaliser l’horreur et c’est dangereux », avait-il ajouté.
Bruno Le Maire avait lui aussi vivement critiqué cette comparaison dimanche sur Radio J, parlant de « honte » et « d’indignité publique », rapporte BFMTV. Olivier Faure, candidat à la primaire de la gauche en vue de l’élection présidentielle de 2027, tente désormais de refermer la polémique : « Je le regrette. »



