Emmanuel Grégoire, ancien premier adjoint d'Anne Hidalgo, est officiellement candidat du Parti socialiste à la mairie de Paris pour les élections municipales de 2026. Sa candidature a été annoncée le 7 juillet 2025 par le journal Le Point. Voici cinq points clés pour comprendre qui il est et ce qu'il propose.
Un parcours politique ancré à Paris
Emmanuel Grégoire, 47 ans, est un proche d'Anne Hidalgo. Il a été son premier adjoint de 2014 à 2024, chargé de l'urbanisme, de l'architecture, de la Seine et de la transformation des espaces publics. Il a également été député de Paris de 2022 à 2024. Il est aujourd'hui député européen, élu en 2024.
Il a été l'un des artisans majeurs de la transformation de la capitale sous les mandats d'Hidalgo, notamment en matière de piétonnisation des quais de Seine, de développement des pistes cyclables et de végétalisation de la ville. Selon Le Point, il est considéré comme le « dauphin » d'Anne Hidalgo.
Une candidature soutenue par le PS mais contestée à gauche
Le Parti socialiste a officialisé sa candidature le 7 juillet 2025. Il est le candidat désigné par le PS pour la mairie de Paris. Cependant, sa candidature n'est pas soutenue par l'ensemble de la gauche. Plusieurs formations, dont les écologistes d'EELV et La France insoumise, pourraient présenter leurs propres candidats, ce qui pourrait fragmenter le vote de gauche au premier tour.
Selon un sondage Ifop pour Le Point publié en juin 2025, Emmanuel Grégoire recueille 22 % des intentions de vote au premier tour, derrière la candidate LR Rachida Dati (28 %) et devant la candidate écologiste Yannick Jadot (18 %). Au second tour, une triangulaire le donnerait perdant face à Rachida Dati.
Un programme axé sur la continuité et l'écologie
Emmanuel Grégoire propose de poursuivre et d'accélérer la transformation écologique de Paris. Il souhaite notamment :
- Créer 100 hectares d'espaces verts supplémentaires d'ici 2030
- Piétonniser 50 % des rues de la capitale d'ici 2030
- Développer un réseau de tramway sur les boulevards des Maréchaux
- Construire 10 000 logements sociaux par an
Il défend également une politique de sécurité renforcée, avec la création de 500 postes de policiers municipaux supplémentaires. Selon Le Point, il souhaite « faire de Paris une ville plus respirable, plus sûre et plus solidaire ».
Un bilan contrasté à l'urbanisme
En tant que premier adjoint chargé de l'urbanisme, Emmanuel Grégoire a porté plusieurs projets controversés. La piétonnisation des quais de Seine a été contestée par les automobilistes et certains commerçants. Le projet de la tour Triangle, dans le 15e arrondissement, a été longuement débattu avant d'être finalement abandonné en 2024.
Il a également été critiqué pour la gestion des chantiers du Grand Paris Express, dont les retards et les surcoûts ont été pointés du doigt. Selon Le Point, il assume ces choix et estime que « la transformation de Paris ne se fait pas sans heurts ».
Une opposition déterminée à droite
Emmanuel Grégoire fait face à une opposition déterminée à droite, menée par Rachida Dati, candidate LR et ancienne ministre de la Justice. Dati, qui a été maire du 7e arrondissement de 2008 à 2014, est donnée favorite dans les sondages. Elle propose un programme axé sur la sécurité, la propreté et la défense des commerces de proximité.
Au second tour, une triangulaire avec le candidat écologiste Yannick Jadot pourrait profiter à Rachida Dati, selon les enquêtes d'opinion. Le sort de la gauche parisienne dépendra donc de la capacité d'Emmanuel Grégoire à rassembler au-delà du PS et à convaincre les électeurs écologistes et insoumis de se reporter sur son nom.



