François-Noël Buffet, avocat et ancien sénateur Les Républicains, a été officiellement nommé Défenseur des droits le 22 juillet 2026, succédant à Claire Hédon dont le mandat s'est achevé le 20 juillet. Malgré les critiques de la gauche et une pétition signée par une soixantaine d'associations, sa nomination a été confirmée après des auditions à l'Assemblée nationale et au Sénat.
Un parcours politique scruté
Lors de ses auditions, les positions passées de François-Noël Buffet ont été longuement examinées. Il s'était notamment opposé au mariage pour tous, à l'élargissement de l'accès à la PMA, et s'était abstenu lors du vote sur la constitutionnalisation de l'IVG. L'ancien ministre des Outre-Mer a assuré avoir évolué sur certains sujets, mais ses arguments n'ont pas suffi à dissiper les inquiétudes en interne.
Des inquiétudes au sein de l'institution
Selon des témoignages recueillis sous couvert d'anonymat, des employés de l'institution expriment leur méfiance. Astrid et Vincent, trentenaires travaillant à Paris au sein du Défenseur des droits, confient : « Nous craignons que ses positions rigides et caricaturales n'affectent l'indépendance et la crédibilité de l'institution. » Toutefois, certains se disent prêts à lui laisser le bénéfice du doute.
Réactions politiques et associatives
La gauche a vivement critiqué cette nomination, tandis que des associations de défense des droits humains ont dénoncé un choix « en décalage avec les valeurs de l'institution ». Selon un rapport interne, 45 % des agents de l'institution se disent « inquiets » de cette nomination, selon un sondage réalisé auprès de 200 salariés.



