Bruno Retailleau au pied du mur : la dernière chance de la droite
Bruno Retailleau au pied du mur : dernière chance droite

Bruno Retailleau réussira-t-il à décrocher un ticket pour le second tour de la présidentielle ? C'est le défi que doit relever le président des Républicains, engagé dans la course à la reconquête des électeurs qui ont déserté le parti au profit du Rassemblement national. Lors d'un meeting au Parc floral de Paris samedi dernier, il a lancé sa campagne, alors qu'il plafonne toujours autour de 10 % dans les sondages.

Vingt ans sans président de droite

L’année prochaine marquera le vingtième anniversaire de la victoire de Nicolas Sarkozy. Depuis 2007, aucun candidat de droite n’a remporté l’élection à la magistrature suprême. Vingt ans, une éternité pour un courant qui avait aligné cinq présidents depuis la fondation de la Ve République en 1958. Après les deux mandats de Jacques Chirac, dont un largement amputé par une cohabitation, Nicolas Sarkozy avait réussi à galvaniser le peuple de droite sur les thèmes de la sécurité, de l’immigration, de la réduction des dépenses de l’État et du « travailler plus pour gagner plus ». Cette offensive avait provoqué le reflux du Front national, Jean-Marie Le Pen réalisant à peine plus de 10 % des voix au 1er tour.

Le RN désormais en tête

Le quinquennat Sarkozy, marqué par la crise des subprimes, ne fut pas à la hauteur des promesses. La défaite de François Fillon, rattrapé par les affaires avant le 1er tour de 2017, brisa tout espoir de retour. Entre-temps, le FN avait entamé sa mue sous Marine Le Pen, changeant de nom et de positionnement. Sécurité, immigration, pouvoir d’achat : autant de sujets que le RN s’est appropriés. Aujourd’hui, le RN fait la course en tête dans les sondages, et LR subit la concurrence de l’UDR d’Eric Ciotti et d’Édouard Philippe au centre.

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

« L’élection de la dernière chance »

Bruno Retailleau l’a reconnu lui-même lors de son meeting : il s’agit bien de « l’élection de la dernière chance ». Avec un programme de droite décomplexé, parviendra-t-il à ramener dans son giron une partie des électeurs perdus, comme l’avait fait Nicolas Sarkozy ? La question reste ouverte alors que le temps presse.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale