Gabriel Attal a tenu un meeting à Rennes ce samedi 24 juillet 2026, dans le cadre d'une tournée destinée à lancer sa candidature à l'élection présidentielle de 2027. Devant environ 800 personnes réunies au parc des expositions de la ville, l'ancien Premier ministre a dévoilé les grandes lignes de son programme.
Un "choc de croissance" pour relancer l'économie
Attal a promis un "choc de croissance" passant par une baisse massive des impôts de production et une simplification administrative. Il a chiffré l'objectif à 5% de croissance annuelle, contre 1,2% actuellement. "Nous devons libérer les énergies de nos entrepreneurs et de nos territoires", a-t-il déclaré.
Réforme des retraites et éducation
Sur les retraites, il a proposé de repousser l'âge légal à 65 ans d'ici 2035, avec une transition progressive. En matière d'éducation, il a annoncé vouloir doubler le budget de l'enseignement supérieur et créer 10 000 postes d'enseignants supplémentaires. "L'école est la clé de notre avenir", a-t-il insisté.
La question de l'environnement a également été abordée : Attal s'est engagé à investir 50 milliards d'euros dans la transition écologique sur cinq ans, notamment pour l'isolation thermique des bâtiments et le développement des énergies renouvelables.
Une stratégie de terrain
Ce meeting s'inscrit dans une série de déplacements en régions. Après la Bretagne, Attal prévoit de se rendre en Occitanie et en Auvergne-Rhône-Alpes. "Je veux aller à la rencontre des Français, comprendre leurs préoccupations", a-t-il expliqué.
Selon un sondage Elabe publié cette semaine, Gabriel Attal recueille 18% d'intentions de vote au premier tour, le plaçant en troisième position derrière Marine Le Pen (28%) et Édouard Philippe (22%).
Réactions politiques
La visite d'Attal n'a pas manqué de susciter des réactions. Le député LFI de la région, Antoine Léaument, a dénoncé "un programme libéral qui creusera les inégalités". De son côté, la présidente de la région Bretagne, Loïg Chesnais-Girard, a salué "une écoute attentive des besoins du territoire".
Le candidat a conclu son discours par un appel à l'unité : "Ensemble, nous pouvons redonner espoir à la France. Je suis prêt à porter ce projet."



