Franck Azéma, le nouvel entraîneur principal du Rugby club toulonnais (RCT), s'est exprimé pour la première fois ce jeudi 23 juillet depuis son retour sur la rade. Entouré de ses adjoints Cédric Béal (avants et centre de formation) et Alex Colding (avants et conquête), il a lancé sa saison avec un discours mêlant caractère et enthousiasme.
Un retour attendu sur la rade
Azéma avait quitté Toulon sur un premier titre de Challenge Cup, après deux saisons réussies (un titre, deux finales de Challenge Cup, mais aucune qualification en phase finale de Top 14). Il revient avec la volonté de « poursuivre le projet du club ». Ses liens avec Pierre Mignoni, qu'il n'a jamais totalement coupés, facilitent la transition : « C’est dur de vous parler de retrouvailles. Avec Pierre, on s’est appelé régulièrement, que ce soit pour parler de rugby ou de la famille. Il y a aussi énormément de gens, dans l’administratif, dans le sportif, en qui j’ai confiance. Donc, c’est forcément plus facile. »
Le terrain avant tout
Interrogé sur la hiérarchie ou la répartition des rôles, Azéma affirme que ce qui l'intéresse avant tout « c’est ce qu’il se passe sur le terrain ». Pour le jeu, il annonce vouloir « coller à notre identité. Avoir une équipe conquérante, combattante, devant comme derrière. » Il ajoute : « On veut exercer un pressing sur l’adversaire, avec ou sans ballon, avoir une capacité à surprendre. » Un « b.a.-ba » selon lui, pour un club où « le caractère est la priorité. »
Fédérer et enthousiasmer
Azéma mise sur sa capacité à fédérer, en restant froid sans être distant. « J’essaie d’être le plus enthousiaste possible, d’avoir tout le staff aligné, avec la même façon de se comporter, explique-t-il. Je trouve que c’est facile pour le moment, il faut qu’on reste compact et le plus transparent possible entre nous. » Sa recette repose sur la cohésion, l'honnêteté et le plaisir, pour offrir aux joueurs « un cadre de qualité ». « Qu’ils aient 18 ans ou 35 ans, je veux que les joueurs puissent continuer à grandir, à être passionnés de venir sur le terrain et de jouer », conclut-il.
Un homme « ressourcé »
Sans renier le travail d'Andrea Masi ni ses propres convictions, Azéma veut développer chez ses joueurs « une capacité de lecture des espaces vides permanente » pour « créer de l'incertitude et du danger ». Pragmatique passionné, il a transformé sa « frustration » après son départ précipité de l'USAP en « opportunité » : « J’ai eu du temps avec ma famille comme je n’en ai jamais eu de ma vie. J’ai pu explorer d’autres choses, à l’étranger, à 7, échanger avec d’autres coachs. » Ressourcé, il espère transmettre cette fraîcheur et son sens du collectif à un club qui a pris « un sacré coup de chaud » la saison dernière.



