Romain Capet, volleyeur pro à Sète, lance son entreprise de revente de baskets
Volleyeur pro à Sète, il lance son entreprise de baskets

À seulement 23 ans, Romain Capet, joueur professionnel de volley-ball à l’Arago de Sète, a su conjuguer sa passion sportive avec un esprit d’entreprise. En parallèle de sa carrière sur les terrains, il a fondé KPshoes, une société spécialisée dans la revente de baskets rares et tendances. Une initiative qui lui permet d’assurer son avenir financier dans un milieu où la stabilité n’est jamais garantie.

Un double projet pour sécuriser l’avenir

« Être joueur pro de volley, c’est génial, mais ce n’est pas du tout stable », confie Romain Capet. Conscient des aléas du sport de haut niveau, il a très tôt cherché à diversifier ses sources de revenus. Arrivé tardivement au volley, il intègre le centre de formation de Sète à 18 ans. Dès lors, il suit un BTS commerce international en parallèle de sa formation sportive. Aujourd’hui, à 23 ans, il a signé son premier contrat professionnel avec l’Arago de Sète et fait tourner à plein régime son entreprise KPshoes.

De Vinted à la création de KPshoes

« J’ai commencé par racheter quelques paires de chaussures rares et à les revendre sur Vinted. Mais je voulais tenter une nouvelle expérience, gérer ma propre entreprise, prendre des risques. C’est comme ça qu’est né KPshoes », explique Romain. Il a créé son site internet de A à Z, consacrant des heures au codage pour obtenir une plateforme parfaite. La gestion de l’entreprise s’ajoute à un emploi du temps déjà chargé de sportif professionnel. « Dans une journée type, je n’avais que quelques heures à la pause de midi pour envoyer les colis. Sinon, je traitais les demandes le soir en rentrant de l’entraînement. »

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Un gage de stabilité dans un monde incertain

Avec KPshoes, Romain s’assure un futur et des revenus stables. « Dans le volley, c’est très difficile de se projeter. Un jour, on signe un contrat et tout se passe bien, mais du jour au lendemain, tout peut s’arrêter. L’entreprise, c’est ma seule stabilité professionnelle. » Au sein de l’Arago de Sète, il est le seul joueur à avoir une activité professionnelle en parallèle de la saison sportive. « Je ne sais pas comment font les autres, rit-il. Travailler pour mon entreprise, c’est le seul moment où je ne pense pas au volley. Ça me libère l’esprit, et je reconnais que c’est une chance. »

Pas d’arrêt prématuré du volley

Pour l’instant, Romain n’envisage pas d’abandonner le volley pour se consacrer à son entreprise. Il continue de vivre de sa passion et sait que si KPshoes prend trop de temps, il devra déléguer et recruter. « J’ai pris une prestataire externe pour gérer mes réseaux sociaux, et ça m’a bien soulagé. On verra comment les choses évoluent, mais on n’est pas à l’abri qu’à la fin de ma carrière, j’ouvre mon magasin de sneakers. Ça me tente énormément », conclut le jeune volleyeur, qui a encore, on lui souhaite, quelques années de jeu devant lui avant de prendre sa décision.

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