Infantino visé par Tebas avant sa réélection à la FIFA
Tebas attaque Infantino avant sa réélection à la FIFA

Gianni Infantino, président de la FIFA, se prépare à briguer un nouveau mandat en mars prochain, après avoir qualifié la dernière Coupe du monde de « plus grand événement humain, social et culturel que le monde n'ait jamais vu ». Sa réélection semble acquise, une écrasante majorité de fédérations lui ayant déjà promis leur vote.

Tebas dénonce les pratiques de la FIFA

Cette perspective exaspère Javier Tebas, président de la Ligue espagnole. Dans un entretien à La Gazzetta dello Sport, il attaque frontalement Infantino : « La FIFA organise les choses comme bon lui semble, selon ses propres objectifs et ses propres intérêts, certainement pas pour le bien du football. »

Tebas cite des exemples concrets : les pauses fraîcheur du Mondial, qu'il qualifie de « mensonge » car il s'agissait selon lui de « pauses publicitaires », et l'annulation de la suspension de Folarin Balogun. Cette affaire, « extrêmement grave », aurait pu « coûter son poste à Infantino » si la Belgique n'avait pas éliminé les États-Unis. « Comme la Belgique a gagné, ils ont réussi à étouffer l'affaire. Mais ces événements ne sont que la partie émergée de l'iceberg », ajoute-t-il.

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Un système de complicités

Le dirigeant espagnol déplore que le système perdure grâce à « des complices actifs qui participent à ce genre de décisions, et des complices passifs qui gardent le silence ». Il critique ceux qui « critiquent le système autour d'un café dans un bar, ou au téléphone lors de conversations privées, mais ensuite ils ne font rien pour mettre fin à tout cela. »

Javier Tebas estime que Gianni Infantino « a fait son temps », mais n'imagine pas qu'il soit détrôné prochainement. « Ces derniers jours, ici aux États-Unis, j'ai entendu beaucoup de gens opposés à Infantino, qui ne sont pas d'accord avec ce qu'il fait. Ils le disent, mais ensuite ils ne font rien. Je ne sais pas ce qui est pire : le silence ou la complicité, car ceux qui se taisent sont parfaitement conscients du préjudice que subit le football. »

Vers une Coupe du monde à 64 équipes ?

Alors que les critiques s'intensifient, le spectre d'un nouvel élargissement de la Coupe du monde à 64 pays se rapproche. Cette perspective, déjà évoquée par Infantino, suscite de vives inquiétudes parmi les détracteurs du président de la FIFA, qui y voient une nouvelle preuve de sa gestion contestée.

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