Depuis le 1er janvier 2026, la Bulgarie est devenue le 21e pays de l'Union européenne à adopter l'euro comme monnaie unique. Trois ans après la Croatie, le pays des Balkans a abandonné le lev pour rejoindre la zone euro, espérant ainsi dynamiser son économie interne et ses échanges avec les autres membres.
Six pays toujours réticents
Cette nouvelle adhésion met en lumière que six pays de l'UE n'ont toujours pas adopté l'euro. Il s'agit de la Hongrie (forint), la République tchèque (couronne tchèque), la Pologne (zloty), la Roumanie (leu), le Danemark (couronne danoise) et la Suède (couronne suédoise).
Les raisons économiques et politiques
Chaque pays a ses propres motifs. La Pologne, par exemple, a vu sa monnaie fragilisée par l'invasion russe en Ukraine, mais bénéficie d'une économie militaire et industrielle solide qui lui permet de vendre à des tarifs avantageux au sein de l'UE. La République tchèque, voisine de la Pologne et de l'Allemagne, fait face à une inflation et un déficit qui freinent sa candidature, malgré une hausse de la couronne tchèque de 4 % en 2025. La Roumanie, limitrophe de l'Ukraine, connaît une situation économique tendue qui constitue un obstacle à l'adoption selon la Commission européenne.
Les pays anti-euro
Certains pays sont fondamentalement opposés à la monnaie unique. Le Danemark a obtenu une clause spécifique dès son adhésion en 1992, lui permettant de conserver la couronne danoise. La Suède est juridiquement tenue d'adopter l'euro mais retarde le processus depuis des années. Enfin, la Hongrie de Viktor Orban ne peut économiquement se le permettre et ne le souhaite pas non plus.



