Saint-Louis à Sète : le Korner prêt pour la 282e édition après des mois de préparation
Saint-Louis à Sète : le Korner prêt pour la 282e édition

Ce jeudi, l'effervescence a gagné les dix bars à quai du centre-ville de Sète, qui s'activent pour les cinq soirées de la Saint-Louis. Au Korner, situé en bas de la rue Général-de-Gaulle, la mise en place ressemble à un sprint final, mais l'organisation est en réalité le fruit de longs mois de préparation.

Une préparation entamée dès Noël

Jérémy Dal Magro, gérant du Korner, explique que la réflexion pour cette 282e Saint-Louis a commencé dès Noël. « La mairie nous demande de respecter un cahier des charges assez strict. Il faut donc s'occuper des vigiles et sous-traiter avec une société de sécurité. Il faut aussi prévoir avec les fournisseurs, préparer les commandes en avance… », détaille-t-il, alors qu'il en est à sa 13e participation à la fête.

Côté musique, le Korner a programmé un DJ et des artistes locaux. Jean-Marc Cuomo sera aux platines pour les cinq soirées, jusqu'à lundi, tandis que Julie Weiss et son violon animeront également les lieux. Le coup d'envoi des festivités est donné seulement à la fin du tournoi de joutes.

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Recrutement et affluence exceptionnelle

Pour faire face à l'affluence exceptionnelle, le Korner doit recruter du personnel. « On fait travailler les proches, les amis, sourit Jérémy Dal Magro. Et on n'a pas trop de mal à recruter car c'est festif et les gens reviennent d'une année sur l'autre car la notion de plaisir est là. Mais c'est beaucoup de travail. »

La fête représente une bouffée d'oxygène pour les commerçants, d'autant plus cette année. « La fréquentation est en baisse depuis la fin de la saison dernière. On a beau dire, la Saint-Louis, ça met du beurre dans les épinards ! », reconnaît le gérant.

Une tradition née en 2004

Voilà plus de vingt ans que les bars à quai accompagnent la Saint-Louis. L'histoire remonte à 2004, comme le raconte Rocky Talano, ancien gérant du premier bar à quai. « On a été précurseur avec François Commeinhes et la regrettée Christine Sidobre. La première Saint-Louis avec un bar à quai s'appelait La Palma de Oro. Il était situé en bas du Tabary's, à la descente de la Bourse. On a montré ce que l'on voulait faire et tout le monde a suivi. L'année d'après, dix-sept bars signaient ! La mode était lancée », se souvient-il.

Le succès a été tel que les défilés en ont été perturbés, obligeant à organiser la cohabitation entre les bars à quai et les joutes, en priorisant ces dernières. Après avoir tenu La Palma de Oro de 2004 à 2012, Rocky Talano a fait une pause de dix ans avant de revenir en 2023 avec le bar à quai La Palma, d'abord au Flore, puis au Central depuis l'an dernier.

« La Saint-Louis est notre événement, celui qui fait connaître la ville. C'est une communion entre les jouteurs, les non-jouteurs, les Sétois et les vacanciers, qui en sont très friands. Alors on fait en sorte que ça se passe pour le mieux. On garde le côté festif avec des musiques traditionnelles, sans basculer sur des musiques sans lien avec l'esprit de la fête », explique Rocky Talano.

Si l'amplitude horaire la plus large de la bodega est le lundi, le pic d'affluence est attendu le samedi soir. Interrogé sur le nombre de bières servies, le gérant répond : « Difficile de quantifier. C'est beaucoup, beaucoup. »

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