Renault et Stellantis ont annoncé jeudi un retour aux bénéfices pour le premier semestre 2026, après une année 2025 marquée par des pertes historiques. Les deux groupes automobiles français et italo-américain confirment ainsi une reprise plus rapide que prévu, portée par l'essor des ventes de véhicules électriques et une maîtrise des coûts.
Des résultats semestriels en forte hausse
Stellantis a dégagé un bénéfice net de 5,6 milliards d'euros sur les six premiers mois de l'année, contre une perte de 1,2 milliard d'euros un an plus tôt. Le chiffre d'affaires du groupe a progressé de 18% à 92 milliards d'euros, grâce à une demande soutenue pour ses modèles électrifiés, notamment les marques Peugeot, Jeep et Fiat.
De son côté, Renault a enregistré un bénéfice net de 1,2 milliard d'euros, après une perte de 600 millions d'euros au premier semestre 2025. Le constructeur français a vu son chiffre d'affaires augmenter de 15% à 28 milliards d'euros, tiré par les ventes de la Mégane E-Tech et de la R5 électrique, dont les commandes ont explosé depuis le début de l'année.
Un contexte de reprise du marché automobile
Cette performance s'inscrit dans un contexte de reprise du marché automobile européen, qui a connu une hausse des immatriculations de 12% au premier semestre 2026. Les constructeurs ont également bénéficié de la stabilisation des chaînes d'approvisionnement, après des années de pénurie de semi-conducteurs.
Selon Luca de Meo, directeur général de Renault, « ces résultats montrent que notre stratégie de montée en gamme et d'électrification porte ses fruits. Nous sommes confiants pour la seconde moitié de l'année, malgré les incertitudes économiques ». De son côté, Carlos Tavares, patron de Stellantis, a souligné « la capacité du groupe à s'adapter rapidement aux évolutions du marché, grâce à une flexibilité industrielle inégalée ».
Des perspectives optimistes pour la fin d'année
Les deux groupes prévoient de maintenir cette dynamique au second semestre, avec le lancement de nouveaux modèles électriques. Stellantis vise une marge opérationnelle courante supérieure à 10% pour l'ensemble de l'année, tandis que Renault table sur une marge de 8%.
Ces bonnes nouvelles ont été saluées par les investisseurs : le titre Renault a gagné 5% à la Bourse de Paris, et Stellantis a progressé de 4% à Milan. Les analystes estiment que le secteur automobile européen est entré dans une phase de consolidation après les turbulences des années précédentes.



