Plan de redressement de la FIB rejeté en appel : la CGT inquiète pour 1 100 emplois
Plan de redressement FIB rejeté : CGT inquiète pour 1 100 emplois

Rejet confirmé en appel du plan de redressement de la FIB

La cour d'appel a rejeté la semaine dernière le plan de redressement de la Financière Immobilière Bordelaise (FIB), la holding de l'homme d'affaires Michel Ohayon, confirmant ainsi la décision du tribunal de commerce de Bordeaux rendue en décembre. Le dossier a été renvoyé devant le tribunal de commerce pour l'élaboration d'un nouveau plan, sans délai imparti. La FIB est notamment propriétaire des murs de 26 magasins Galeries Lafayette de province, du Grand Hôtel de Bordeaux, de l'hôtel Sheraton de l'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle et du Trianon Palace de Versailles.

Des dettes colossales et un remboursement quasi nul proposé

Selon la décision consultée par l'AFP, le passif déclaré de la FIB s'élève à 1,7 milliard d'euros, un montant contesté par les représentants de la holding qui évoquent des doublons entre la holding et ses filiales. Le plan rejeté prévoyait de ne rembourser que 2 % des créances non garanties, effaçant ainsi l'essentiel des dettes. Cette proposition a été jugée insuffisante par les créanciers et le tribunal.

La CGT alerte sur les risques pour l'emploi

La fédération CGT Commerce et Services a exprimé ses « inquiétudes » pour les « travailleurs » dans un communiqué publié jeudi. « Si les 26 magasins Galeries Lafayette de province poursuivent aujourd'hui leur activité grâce à un plan de sauvegarde, leur avenir demeure particulièrement fragile. La liquidation de la FIB pourrait conduire à la vente des murs de nombreux magasins, faisant peser de nouvelles menaces (...) à terme, sur les 1 100 emplois concernés », alerte le syndicat.

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L'empire Ohayon fragilisé depuis 2022

Michel Ohayon avait bâti un empire immobilier avant d'être fragilisé par ses acquisitions commerciales en 2022. La liquidation de Camaïeu (2 600 salariés) a été suivie de la cession de Gap France et GO Sport, placées en redressement judiciaire. L'homme d'affaires bordelais a été mis en examen en avril 2025 pour banqueroute, abus de biens sociaux, escroqueries en bande organisée, abus de confiance et blanchiment aggravé, soupçonné d'avoir détourné à son profit de l'argent de ces enseignes en difficulté.

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