La découverte d'ossements dans le Tarn, annoncée ce samedi 16 juillet, a ravivé l'espoir des proches de Delphine Aussaguel, disparue depuis le 12 décembre 2021. Selon une source proche de l'enquête, les restes humains ont été retrouvés dans un secteur boisé près de la commune de Saint-Sulpice-la-Pointe, à une trentaine de kilomètres de Toulouse. Les analyses ADN, confiées à l'Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale (IRCGN), devraient permettre d'identifier formellement la dépouille dans les prochains jours.
Une disparition mystérieuse
Delphine Aussaguel, 43 ans, mère de deux enfants, avait quitté son domicile de Lavaur (Tarn) le soir du 12 décembre 2021 pour se rendre à une fête de Noël entre collègues. Elle n'est jamais rentrée. Son véhicule, une Peugeot 208 grise, avait été retrouvé abandonné quelques jours plus tard sur un parking de la zone commerciale de Saint-Sulpice-la-Pointe, à proximité du lieu où les ossements ont été découverts. Les recherches, menées par les gendarmes de la section de recherches de Toulouse et appuyées par des équipes cynophiles, n'avaient alors rien donné.
« C'est un soulagement mêlé d'angoisse, confie un proche de la famille sous couvert d'anonymat. Nous attendons les résultats ADN avec impatience, mais nous redoutons aussi la confirmation de ce que nous redoutons depuis le début. » La famille avait lancé un appel à témoins en janvier 2022, diffusé largement dans les médias locaux.
Des ossements retrouvés par un promeneur
Selon les informations de Libération, les ossements ont été découverts par un promeneur le vendredi 15 juillet en fin d'après-midi. Alertés, les gendarmes ont immédiatement sécurisé le périmètre et procédé à des constatations. Les premiers éléments suggèrent que les ossements pourraient être humains, mais aucune confirmation officielle n'a encore été donnée par le parquet de Castres, qui s'est dessaisi de l'enquête au profit du pôle des crimes sériels ou non élucidés (PCSNE) de Nanterre.
« Les analyses sont en cours, indique une source judiciaire. Il faudra plusieurs jours pour obtenir un résultat fiable. » Le secteur où ont été retrouvés les ossements avait déjà été fouillé en décembre 2021, mais les conditions météorologiques difficiles avaient compliqué les recherches.
Un espoir de dénouement
Pour les proches de Delphine Aussaguel, cette découverte représente un espoir de connaître enfin la vérité. « Nous voulons savoir ce qui s'est passé, pour pouvoir faire notre deuil », confie un membre de la famille. L'avocat de la famille, Me Jean-Baptiste de Froment, a salué « le travail minutieux des enquêteurs » et appelé à la prudence en attendant les résultats ADN.
Si l'identification est confirmée, l'enquête devra déterminer les circonstances de la mort. Aucune piste n'est privilégiée pour l'instant, mais l'hypothèse d'une mort naturelle ou accidentelle n'est pas écartée. « Il est trop tôt pour se prononcer », insiste la source judiciaire.
Un dossier suivi par le pôle des crimes non élucidés
Le pôle des crimes sériels ou non élucidés de Nanterre, saisi en mars 2022, coordonne les investigations. Ce service spécialisé, créé en 2021, a pour mission de traiter les affaires complexes et non résolues. « Nous mettons tout en œuvre pour faire la lumière sur cette disparition », a déclaré un porte-parole du PCSNE.
La famille de Delphine Aussaguel, qui avait organisé plusieurs battues citoyennes, attend désormais avec anxiété les résultats des analyses. « Nous espérons que cette fois, nous aurons des réponses », conclut le proche.



