Pierre & Vacances-Center Parcs bientôt racheté par le fonds émirati Mubadala Capital
Pierre & Vacances-Center Parcs bientôt racheté par Mubadala

Le groupe Pierre & Vacances-Center Parcs, géant français du tourisme gérant plus de 45 000 appartements, maisons et villas et accueillant près de 8 millions de clients chaque année, est sur le point de changer de pavillon. Il a signé un « accord de rapprochement » avec le fonds émirati Mubadala Capital, entrouvrant la voie à un futur rachat.

Les Émirats arabes unis renforcent leur présence en France

Avec cette reprise, les Émirats arabes unis continuent de placer leurs pions dans l'Hexagone. Lors du sommet Choose France l'an dernier, la pétromonarchie avait annoncé un investissement compris entre 30 et 50 milliards de dollars. Il prévoit notamment la construction en Seine-et-Marne d'un data center géant, qui fera partie d'un campus lié à l'intelligence artificielle, le plus grand en Europe, selon l'Élysée.

Le Qatar, leader des investissements du Golfe en France

L'État fédéral composé de sept émirats n'est pas le seul pays du Golfe à miser sur la France. Le Qatar a pris de l'avance par rapport à ses voisins et rivaux. En tête de gondole, le club de football du PSG, racheté dès 2011 par le fonds Qatar Sports Investments (QSI), présidé par Nasser al-Khelaïfi. QSI possède aussi les clubs de handball et de judo de la capitale, réunis sous la marque PSG, ainsi que le Paris Saint-Germain Esports. Sans oublier la chaîne beIN Sports, également propriété du Qatar, qui émet en France depuis 2012.

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Mais c'est surtout dans l'immobilier que le micro-État richissime place ses billes. Bénéficiant d'exonérations fiscales, le Qatar posséderait près de 20 % des biens sur les Champs-Élysées, selon le journal Le Monde. Dans son escarcelle figurent des immeubles emblématiques comme l'ancien Virgin Megastore, acquis en 2012 par le fonds souverain Qatar Investment Authority, l'ancien siège de la banque HSBC au 103-111 de l'avenue, ou le mythique Printemps du boulevard Haussmann.

Une partie de Monopoly entre pétromonarchies

Selon un décompte de L'Œil du 20 Heures, la monarchie détiendrait 71 immeubles et 158 bâtiments dans tout le pays. Parmi ces biens sous pavillon qatari, des hôtels très chics comme le Royal Monceau, avenue Hoche, le Peninsula, l'Hôtel du Louvre, le Concorde Lafayette ainsi que le Carlton et le Martinez à Cannes.

L'Arabie saoudite n'est pas en reste avec l'hôtel Crillon, vendu en 2010 à un prince saoudien, ou le palace George V, propriété de Al-Walid Ben Talal. Plus discret, le sultanat de Brunei possède aussi deux prestigieuses adresses dans la capitale avec le Plaza Athénée et le Meurice.

Investissements dans le luxe et les technologies

En dehors de la pierre, le Qatar craque aussi pour le luxe à la française. En 2016, une holding proche de la famille royale s'est offert la maison de couture Balmain pour près de 500 millions d'euros. On retrouve aussi le Qatar dans le capital de plusieurs groupes français du CAC40 comme AccorHotels, Veolia, LVMH ou Total.

Fragilisés par la guerre au Moyen-Orient, les pays du Golfe ont de quoi voir venir et envisagent de poursuivre leurs investissements en France. Le géant pétrolier saoudien Aramco veut ainsi ouvrir un bureau dans les prochains mois à Paris afin d'investir dans des sociétés ou start-ups spécialisées dans l'intelligence artificielle, la cybersécurité ou l'informatique quantique. Dans le pays du champagne, les pétrodollars n'ont donc pas fini de couler à flots.

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