Guerre en Ukraine : Paris dément une attaque informationnelle russe sur l'envoi de troupes
Paris dément les accusations russes sur un envoi de troupes en Ukraine

Le ministère français des Armées a fermement démenti, le 29 octobre 2025, les accusations de la Russie selon lesquelles Paris s'apprêterait à envoyer des soldats combattre en Ukraine. Qualifiant ces allégations de mensonge et d'"attaque informationnelle", la France a réaffirmé son soutien à l'Ukraine, mais exclusivement par des livraisons d'armes et des formations militaires, sans engagement de troupes au sol.

Une rumeur infondée

L'agence de presse russe Tass a relayé une information, initialement publiée par Lenta, affirmant que des unités françaises se trouveraient déjà en Pologne, près de la frontière ukrainienne, pour s'entraîner et recevoir armes et matériel. Cette nouvelle, attribuée au SVR (service de renseignement russe), a rapidement été reprise par des réseaux conspirationnistes pro-russes, suggérant qu'Emmanuel Macron voulait "désormais entrer dans l'histoire par la guerre".

Démenti catégorique

Le ministère des Armées a répondu sans équivoque : "Cette information est entièrement fausse." Il dénonce une "attaque informationnelle" visant à discréditer la France et à justifier l'agression russe. Paris rappelle que son aide à l'Ukraine se limite à des fournitures d'armes et à des activités de formation militaire, menées en Pologne et en France, et non sur le sol ukrainien.

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Explication des mouvements de troupes

Selon RTL, les mouvements décrits par la Russie correspondent en réalité à un exercice de l'OTAN, baptisé "Brigade expansion". Dans ce cadre, la France a acheminé du matériel et des troupes à travers l'Europe pour transformer temporairement le bataillon multinational de Roumanie en brigade. Cet exercice, qui a débuté le 20 octobre, se poursuivra jusqu'au 13 novembre. Il ne s'agit donc pas d'une préparation à un déploiement en Ukraine, mais d'une manœuvre prévue de longue date par l'Alliance atlantique.

Un contexte de tensions

Cette désinformation intervient dans un climat de guerre exacerbé, où la Russie multiplie les attaques informationnelles pour justifier son invasion et affaiblir le soutien occidental à l'Ukraine. La France, comme ses alliés, reste déterminée à soutenir Kiev sans pour autant franchir le pas d'une intervention directe, qui pourrait entraîner une escalade majeure du conflit.

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