Nîmes Olympique s'apprête à redonner une place centrale à sa formation, avec l'arrivée prochaine d'investisseurs menés par l'ancien attaquant Kevin Denkey. Le club croco veut mettre les moyens pour retrouver au plus vite son ADN, comme l'a annoncé son président Thierry Cenatiempo. Ce projet s'inscrit dans une augmentation de capital ouverte aux chefs d'entreprise locaux, tandis que le centre de formation, privé d'agrément depuis 2022, va devenir « un élément moteur » de la politique sportive du club.
Une augmentation de capital pour consolider les fonds propres
Pour renforcer ses finances, Nîmes Olympique va procéder à une augmentation de capital. Aujourd'hui, le capital s'élève à 545 000 €, dont 64 % détenus par le président Cenatiempo. Cette opération est ouverte aux chefs d'entreprise locaux, qui peuvent participer individuellement ou en se regroupant. Ces mêmes entrepreneurs avaient déjà soutenu financièrement le club l'été dernier pour éviter une relégation en Régional 1.
L'augmentation de capital doit surtout permettre l'arrivée d'investisseurs français et américains réunis autour de Kevin Denkey. L'ancien attaquant du club (2014-2021, 27 apparitions en Ligue 1) va investir une somme conséquente, comprise entre 700 000 et 800 000 €, selon les précisions de Thierry Cenatiempo : « L'objectif étant que Kevin se retrouve avec 20 % du capital après la valorisation post-money. »
Kevin Denkey, un retour investisseur chargé de sens
Kevin Denkey, âgé de 25 ans, a marqué l'histoire récente du club. Son transfert du Cercle Bruges au FC Cincinnati fin 2024, pour 15 M€, avait rapporté près de 3 M€ à Nîmes grâce à une clause de revente. Aujourd'hui, il souhaite « rendre au club tout ce qu'il lui a donné », explique le président nîmois. « Son moteur, c'est la formation. Il vient essentiellement pour cela, pour que des parcours à la Denkey redeviennent possibles. Il vient pour remettre en place toutes les compétences, aux niveaux techniques, infrastructures et conditions d'accueil, qui lui ont permis de devenir le joueur qu'il est. »
Cette arrivée s'accompagne d'une volonté affirmée de recouvrer à terme l'agrément du centre de formation, abandonné en 2022 par l'ancien président Rani Assaf. « C'est indispensable économiquement et, sur le plan de l'ADN du club, c'est incontournable, insiste Thierry Cenatiempo. On va pouvoir s'y mettre sans attendre car on va disposer de moyens, de réseaux et d'atouts pour détecter de jeunes talents qu'on va faire progresser et pour retenir les meilleurs d'entre eux. »
Johnny Ecker, l'homme de la situation
Pour piloter ce projet, le président Cenatiempo a fait appel à Johnny Ecker, ancien défenseur croco âgé de 53 ans. Il œuvre depuis plusieurs années à Beaucaire et va y effectuer la saison en cours, tout en préparant sa venue à Nîmes où « il s'impliquera à 100 % à partir de mars 2027 ». Cette nomination témoigne de la volonté du club de s'appuyer sur des profils connaissant parfaitement l'institution.
Nîmes Olympique, actuellement en National 1, mise donc sur la formation pour retrouver son identité et, à terme, le statut professionnel. Le club espère ainsi créer un cercle vertueux, permettant de détecter et de faire progresser de jeunes talents, à l'image de Melwan Saadi, jeune défenseur de 19 ans qui s'entraîne déjà avec le groupe professionnel depuis la reprise.



