Marine Le Pen inéligible : « Je n’ai pas peur » avant le verdict en appel
Marine Le Pen : « Je n’ai pas peur » avant le verdict

Marine Le Pen a déclaré mercredi 1er juillet 2026 sur LCI qu'elle n'avait « pas peur » du verdict attendu le 7 juillet en appel. Condamnée en première instance à cinq ans d'inéligibilité avec exécution immédiate pour détournement de fonds dans l'affaire des assistants parlementaires européens, la cheffe de file du Rassemblement national joue son avenir politique pour la présidentielle de 2027.

Une déclaration de fermeté sur LCI

« Quoi qu'il arrive, je ne serai pas morte. Quoi qu'il arrive, je continuerai à mener le combat pour mes idées », a-t-elle affirmé dans un extrait diffusé au journal de 20 heures de TF1. Interrogée sur sa possible inéligibilité, elle a répondu : « Non, je n'ai pas peur. La peur est un sentiment qui ne m'est pas familier. Quand on mène un combat comme je l'ai mené, et comme je continue à le mener, et comme je continuerai quoi qu'il arrive à le mener, la peur n'a pas sa place. »

La condamnation en première instance

En mars 2025, Marine Le Pen, 57 ans, a été condamnée à cinq ans d'inéligibilité avec exécution immédiate, trois ans de prison dont un an ferme sous bracelet électronique, et 100 000 euros d'amende. Toute peine d'inéligibilité supérieure à deux ans l'empêcherait de se présenter à la présidentielle. Dans ce cas, son dauphin Jordan Bardella, président du RN, porterait les couleurs du parti.

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Les conditions de sa candidature

« Si je peux être candidate, je serai candidate pour peu que je puisse faire campagne », a souligné Marine Le Pen, expliquant qu'« être candidat à la présidentielle exige d'être totalement libre de ses mouvements », ce qui n'est pas compatible avec un bracelet électronique. « S'il s'agit de m'autoriser à être candidate, mais de m'empêcher en réalité de mener une campagne tout à fait librement, vous entendez bien que ça ne sera pas possible », a-t-elle ajouté, refusant de « dépendre d'un magistrat pour (l)'autoriser à aller faire un meeting ou aller sur un marché ».

Un avenir incertain

« Ça ne dépend plus de moi », a reconnu Marine Le Pen, tout en affichant sa sérénité. Elle a promis de faire campagne aux côtés de Jordan Bardella dans tous les cas de figure. La décision de la cour d'appel de Paris est attendue le 7 juillet.

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