Andy Burnham, nouveau Premier ministre britannique, dévoile ce mardi 21 juillet ses premières mesures, au lendemain de sa nomination à Downing Street. Sa feuille de route vise à atténuer la crise du coût de la vie et à mettre fin à une décennie d'instabilité politique. Pour y parvenir, il a nommé une équipe ministérielle de haut niveau, espérant plus de réactivité que sous son prédécesseur Keir Starmer.
La nomination surprise de John Healey
Le ministre des Finances John Healey, 66 ans, est sous les feux des projecteurs. Sa nomination comme chancelier de l'Échiquier est une surprise, car la presse britannique anticipait plutôt Shabana Mahmood, qui conserve son poste de ministre de l'Intérieur, ou Ed Miliband, nommé ministre des Affaires étrangères. John Healey a démissionné du gouvernement Starmer quelques semaines plus tôt, en désaccord sur les dépenses de défense, jugeant insuffisant le montant alloué au plan d'investissement dans ce secteur.
Un parcours politique solide
John Healey, décrit par la BBC comme "loyal, ne dénonçant jamais ses collègues auprès des journalistes", est député depuis 1997. Il a siégé au Trésor de 2002 à 2007, supervisant les fonds fiduciaires pour enfants et les agences de développement régional. Son expérience est saluée par les investisseurs et les chefs militaires, qui le considèrent comme un allié pour un financement accru de la défense.
Les défis économiques et budgétaires
John Healey doit résoudre une équation complexe : trouver davantage d'argent pour la défense et la réindustrialisation, tout en réduisant les dépenses sociales et en respectant les règles budgétaires promises par Andy Burnham. Il a critiqué "l'orthodoxie du Trésor" qui paralyse l'action gouvernementale. Pour financer les dépenses de défense à hauteur de 3 % du PIB d'ici 2030, il pourrait relancer un plan utilisant les recettes fiscales des forages d'énergies fossiles en mer du Nord, selon The Telegraph.
Une hausse des impôts possible
Interrogé sur une hausse des impôts, John Healey a déclaré à Sky News que "le contrôle budgétaire est le premier devoir de tout chancelier de l'Échiquier". Il considère que la défense peut être un moteur de croissance économique, comme il l'a affirmé à la BBC début juillet : "Le Trésor considère encore souvent la défense comme un gouffre financier pour les finances publiques et non comme le moteur de la croissance économique que nous avons démontrée ces deux dernières années."



