Pays-Bas : importations des colonies israéliennes interdites dès le 22 septembre
Pays-Bas interdit importations des colonies israéliennes

Les Pays-Bas ont annoncé, mardi 21 juillet, l'interdiction des importations en provenance des colonies israéliennes situées dans les territoires palestiniens occupés, à compter du 22 septembre. Cette décision, une première au sein de l'Union européenne, vise à se conformer au droit international qui considère ces colonies comme illégales.

Une mesure inédite dans l'UE

Le ministre néerlandais des Affaires étrangères, Wopke Hoekstra, a précisé que cette interdiction concerne tous les produits originaires des colonies israéliennes en Cisjordanie, à Jérusalem-Est et dans le Golan. « Nous ne pouvons plus ignorer les violations du droit international », a-t-il déclaré. Les Pays-Bas deviennent ainsi le premier État membre de l'UE à imposer une telle mesure.

Selon un rapport du ministère néerlandais du Commerce, les importations en provenance des colonies israéliennes représentaient environ 20 millions d'euros en 2025, principalement des fruits, des légumes et des vins. Cette décision intervient après des années de pressions de la part d'ONG et de partis politiques néerlandais.

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Réactions internationales

Israël a vivement réagi, qualifiant cette interdiction de « discriminatoire » et de « contraire aux accords de paix ». Le Premier ministre israélien, Naftali Bennett, a déclaré : « Cette décision unilatérale nuit aux relations bilatérales et n'aide pas à la paix. »

En revanche, l'Autorité palestinienne a salué cette mesure. Le ministre palestinien des Affaires étrangères, Riyad al-Maliki, a affirmé : « C'est un pas important vers la responsabilisation d'Israël et la fin de l'impunité. Nous espérons que d'autres pays suivront cet exemple. »

Impact économique et politique

Cette interdiction pourrait avoir des répercussions économiques pour les colonies, qui exportent une partie de leur production vers l'Europe. Les producteurs israéliens devront désormais trouver de nouveaux marchés. Sur le plan politique, cette décision renforce la position des partisans d'un boycott des colonies, mais risque de tendre les relations entre l'UE et Israël.

La Commission européenne a pris note de la décision néerlandaise, mais n'a pas annoncé de mesure similaire. Bruxelles se contente pour l'instant d'exiger un étiquetage clair des produits issus des colonies, sans en interdire la vente.

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