Ce lundi 12 octobre, le maire Vincent Bouget et l'adjoint au commerce, à l'artisanat, aux foires, aux marchés et aux halles Emmanuel Bois ont rencontré les étaliers en mairie pour renouer un dialogue apaisé sur l'avenir des halles. La quasi-totalité des étaliers a répondu présent à cette réunion, qui intervient après des débats parfois électrisés pendant les élections municipales.
Un dialogue renoué sur des sujets sensibles
Les enjeux abordés sont multiples, complexes et parfois urgents : la gestion des poubelles, la rénovation des halles et l'épineuse question du renouvellement des conventions d'occupation à partir de 2030. Une commerçante présente à la réunion a confié : « On a senti une réelle volonté de concertation et de dialogue, même sur les sujets qui fâchent. »
La Ville a d'entrée affirmé « le maintien de la gestion des halles en régie publique » et sa volonté de préserver l'esprit des halles, décrites comme le cœur battant de la vie commerçante du centre-ville.
La collecte des déchets reprise en main par la Ville
Le premier chantier, jugé plus simple, concerne la gestion des poubelles. « Aujourd'hui, chacun fait appel à un prestataire privé pour ses déchets, c'est compliqué et onéreux », explique une commerçante. La Ville envisage « de reprendre en main leur collecte collective ». Elle engagera aussi rapidement des travaux de mise aux normes du local poubelles situé au sous-sol.
Le deuxième chantier, plus complexe, porte sur la rénovation des halles. Des travaux de mise aux normes et de sécurisation sont indispensables. « Il y aura plusieurs options envisagées », glisse la commerçante : une réfection a minima, des travaux en site occupé, en plusieurs phases, et la question du montant des travaux reste posée.
Des travaux à organiser avec les professionnels
Ces sujets d'inquiétude avaient déjà agité les étaliers avant et pendant les municipales. Rien n'est encore tranché, mais le maire, fidèle à sa méthode, promet dialogue et écoute. « L'organisation des travaux devra être discutée avec les professionnels avec un objectif clair : limiter autant que possible la durée des perturbations et les entraves au fonctionnement des commerces », assure la mairie dans un communiqué.
Une commerçante s'interroge : « Faut-il commencer les travaux maintenant et perdre du chiffre d'affaires ou attendre la fin des droits d'occupation fin 2029 pour les lancer ? »
Les conventions d'occupation, un chantier sous tension
Le dernier chantier, le plus épidermique, concerne les conventions d'occupation du domaine public, « qui n'ont pas été renouvelées depuis plusieurs décennies », assure la mairie. « La mise en concurrence sera obligatoire à partir de 2030, c'est la loi, explique une commerçante. Et l'option qui avait été évoquée de créer une Société coopérative d'intérêt collectif (SCIC) ne semble finalement pas possible juridiquement. »
Pour donner un cadre à la démarche, la ville va mettre en place une concertation élargie accompagnée par un prestataire désigné d'ici la fin de l'année. Les choses sérieuses seront lancées au printemps avec trois groupes de travail pour plancher sur ces sujets.