Une quarantaine de salariés de l’entreprise Hanon Systems, spécialisée dans la fabrication de pièces automobiles à Charleville-Mézières (Ardennes), ont décidé de se mettre en grève ce mardi, selon L’Ardennais. Les ouvriers, réunis en début de semaine, protestent contre une politique qui les inquiète et déplorent un manque de gratification. Pour l’occasion, beaucoup ont abandonné leur uniforme pour endosser le gilet de la CGT et manifester.
L’arrivée des Sud-Coréens à la tête de l’entreprise inquiète
Devant l’entreprise, les travailleurs se sont divisés en équipes afin de se relayer durant plusieurs heures et de faire durer la grève. Au cœur du tumulte : des changements à venir et une communication jugée trop faible. Les ouvriers déplorent le manque de transparence de leurs supérieurs, qui leur répondent que « ce sont les Coréens qui décident » lorsqu’ils tentent d’en savoir plus sur les Négociations annuelles obligatoires (NAO). Ouvertes depuis fin avril, ces dernières n’ont rien donné selon David Teixeira, secrétaire départemental de la CGT et trésorier au sein du CSE.
De nombreux mouvements sont également à prévoir dans l’équipe hiérarchique de l’entreprise Hanon Systems, filiale d’Hankook, géant asiatique de l’automobile. Nos confrères de L’Ardennais rapportent que le directeur administratif financier de l’entreprise a été licencié le mois dernier et que l’actuel directeur du site va quitter son poste. Selon le syndicat, il sera prochainement remplacé par un Sud-Coréen.
Des craintes pour les postes et un appel à la recapitalisation
En plus du manque de gratification, les employés craignent pour leurs postes face à l’absence de nouveaux investissements. La CGT réclame d’ailleurs une recapitalisation du site pour éviter une fermeture définitive de ce dernier, qui laisserait 346 ouvriers sur le carreau. Contacté, le directeur général de l’usine, Mustapha Khelladi, a fait part de son étonnement, assurant qu’aucun salarié n’était venu le prévenir de ces revendications.



