Gaz, arrêts maladie, facturation électronique : ce qui change au 1er septembre
Gaz, arrêts maladie, facturation électronique : les changements

Le 1er septembre 2025 est une date clé pour de nombreux Français. Plusieurs mesures entrent en vigueur, touchant à la fois le porte-monnaie des ménages, la santé des salariés et les obligations des entreprises. De la hausse du prix du gaz à la généralisation de la facturation électronique, tour d'horizon des principaux changements.

Le prix du gaz en hausse dès septembre

Dès ce lundi 1er septembre, le prix repère du gaz augmente. Selon la Commission de régulation de l'énergie (CRE), le prix moyen du gaz s'établit à 0,140 euro le kilowattheure (kWh) pour les cuisines et l'eau chaude, et à 0,112 euro le kWh pour le chauffage. Cette hausse intervient dans un contexte de tensions sur les marchés internationaux, mais aussi en raison de la hausse des coûts de stockage et de transport.

Pour un foyer type qui utilise le gaz pour la cuisson et l'eau chaude, la facture annuelle augmentera d'environ 10 euros. Pour les ménages qui se chauffent au gaz, l'augmentation est plus conséquente, puisqu'elle atteint environ 45 euros par an. Cette évolution s'explique par plusieurs facteurs, dont la hausse des prix du carbone et les coûts de maintenance des infrastructures.

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Arrêts de travail : un allongement pour les salariés

Autre changement notable : les arrêts de travail pour maladie ne donnent plus lieu à un jour de carence pour les salariés du privé. Désormais, l'indemnité journalière est versée dès le premier jour d'arrêt, alors qu'auparavant il fallait attendre trois jours. Cette mesure, inscrite dans la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2025, vise à mieux protéger les salariés.

En contrepartie, les employeurs devront verser une indemnité complémentaire dès le premier jour d'arrêt, dans les conditions prévues par la convention collective ou l'accord d'entreprise. Les arrêts de travail liés à une affection de longue durée (ALD) ou à une hospitalisation restent soumis à des règles spécifiques. Selon le ministère de la Santé, cette mesure concerne environ 12 millions de salariés du secteur privé.

La facturation électronique devient obligatoire pour les grandes entreprises

À partir du 1er septembre, les grandes entreprises et les entreprises de taille intermédiaire (ETI) doivent être en mesure de recevoir les factures électroniques de leurs fournisseurs. Cette obligation s'inscrit dans le cadre de la réforme de la facturation électronique, qui vise à généraliser l'échange de données informatisé d'ici 2026.

Concrètement, les grandes entreprises doivent désormais accepter les factures électroniques émises par leurs fournisseurs, qu'elles soient transmises via une plateforme de dématérialisation partenaire ou via le portail public de facturation. Les petites et moyennes entreprises (PME) et les micro-entreprises ne sont pas concernées à cette étape, mais devront s'y mettre progressivement.

Selon la Direction générale des finances publiques (DGFiP), cette réforme doit permettre de simplifier les démarches administratives et de lutter contre la fraude à la TVA. Les entreprises qui ne respectent pas cette obligation s'exposent à des sanctions financières, dont le montant peut atteindre 15 000 euros par année civile.

Autres mesures à connaître

D'autres changements entrent en vigueur au 1er septembre. Les tarifs réglementés de l'électricité augmentent de 1,1 % en moyenne, conformément à la décision de la CRE. Le chèque énergie, destiné aux ménages modestes, voit son montant moyen passer à 150 euros, contre 120 euros auparavant.

Côté transports, le pass Navigo en Île-de-France augmente de 2,5 %, passant à 86,40 euros par mois. Dans le même temps, les contrôles techniques des deux-roues deviennent obligatoires pour les motos, scooters et autres véhicules de catégorie L, avec une première visite à effectuer avant le 1er septembre 2025 pour les véhicules immatriculés avant 2017.

Enfin, la rentrée scolaire est marquée par une revalorisation de l'allocation de rentrée scolaire (ARS), qui passe à 416,40 euros pour un enfant de 6 à 10 ans, 439,38 euros pour un enfant de 11 à 14 ans, et 454,60 euros pour un enfant de 15 à 18 ans. Ces montants sont en hausse de 1,5 % par rapport à l'année précédente.

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