L'ancienne ministre socialiste Ségolène Royal a vivement critiqué l'eurodéputé Raphaël Glucksmann, l'accusant de trahir l'héritage du socialisme français. Dans une interview accordée au Point, elle a dénoncé ses positions jugées trop proches de la macronie et son manque d'ancrage populaire.
Des critiques acerbes contre l'eurodéputé
Royal a notamment reproché à Glucksmann son soutien à la politique européenne d'Emmanuel Macron, qu'elle considère comme une rupture avec les valeurs de la gauche. Elle a également critiqué sa gestion des alliances électorales, estimant qu'il privilégie les accords avec les centristes au détriment des partenaires traditionnels de gauche.
Selon elle, cette stratégie affaiblit la crédibilité du camp progressiste et risque d'éloigner les électeurs déçus. Elle a appelé à un retour aux fondamentaux socialistes, insistant sur la nécessité de défendre les services publics et la justice sociale.
Une réponse de Glucksmann ?
Raphaël Glucksmann n'a pas encore réagi publiquement à ces attaques. Ses proches soulignent toutefois son attachement à une gauche moderne et ouverte, capable de rassembler au-delà des clivages traditionnels. Ils rappellent son engagement pour l'écologie et la régulation des géants du numérique.
Cette polémique intervient alors que la gauche cherche à unifier ses forces en vue des prochaines échéances électorales. Les divisions internes pourraient compliquer la construction d'une alternative crédible face à la majorité présidentielle.
Quel impact sur l'unité de la gauche ?
Les critiques de Ségolène Royal pourraient raviver les tensions au sein du Parti socialiste et des mouvements alliés. Certains observateurs y voient une tentative de repositionnement politique à l'approche des élections européennes, où Glucksmann est pressenti pour mener une liste.
La direction du PS n'a pas commenté ces échanges, mais plusieurs cadres appellent à l'apaisement. L'enjeu est de préserver une dynamique unitaire pour peser dans les débats nationaux et européens.
En attendant, cette querelle illustre les fractures persistantes au sein de la gauche française, tiraillée entre différentes visions stratégiques.



