Le conseil d'administration du Groupement d'intérêt économique (GIE) du centre commercial de Fontvieille a salué deux avancées « significatives » obtenues lors d'une réunion le 2 juillet avec le ministre d'État Christophe Mirmand et le conseiller de gouvernement de l'Économie et des Finances, Frédéric Cottalorda. Ces avancées concernent l'indemnisation des commerçants, mais sont jugées « insuffisantes » pour les commerçants historiques.
Deux avancées majeures pour les commerçants
Le GIE distingue deux catégories de commerçants dans la galerie : les « historiques », installés depuis l'ouverture en 1992 sans droit d'entrée, et ceux qui ont racheté une boutique en versant un pas-de-porte. La première avancée prévoit le remboursement intégral des pas-de-porte, sans décote, pour ces derniers. La deuxième avancée concerne la prise en charge, au coût réel, des frais de licenciement pour tous les commerçants qui resteront jusqu'au démarrage du chantier, si le projet de démolition-reconstruction est maintenu.
Selon Philippe Clerissi, président du GIE, ces mesures sont des « signaux positifs » mais restent insuffisantes pour les commerçants historiques. Pour eux, l'indemnisation sera calculée sur la base des trois meilleures années de chiffre d'affaires entre 2015 et 2024, mais le gouvernement maintient une décote liée à l'ancienneté, ce qui ne compense pas la perte définitive de leur principale source de revenus. De plus, le relogement prioritaire dans le futur centre n'a pas été garanti.
Rénovation à 4,36 millions d'euros et interrogations
Les commerçants accueillent favorablement les travaux d'embellissement de 4,36 millions d'euros, mais s'interrogent sur leur cohérence avec une démolition programmée dès 2028. « Cette rénovation est tout à fait acceptable », a déclaré Philippe Clerissi, suggérant un rafraîchissement du hall ouvert, des cinémas et des espaces libérés au premier étage. Le GIE estime qu'une rénovation globale préserverait l'activité économique et les emplois de plus de 200 salariés.
Le GIE a également répondu aux propos du ministre d'État, qui évoquait des commerçants aux opinions changeantes. « Depuis plus de dix ans, ce ne sont pourtant pas les commerçants qui ont changé de cap, mais bien le projet lui-même », a fait valoir le GIE. Philippe Clerissi a indiqué que le ministre d'État communiquera sa décision sur l'avenir du dossier « avant la trêve estivale ».



