La toute première Ferrari Luce de production a été vendue 40 millions de dollars (environ 36,8 millions d'euros) lors de la Monterey Car Week en Californie, un montant spectaculaire qui dépasse de très loin les estimations initiales. Avant la vente, la maison RM Sotheby's envisageait une enchère finale à 1,1 million de dollars, tandis que certains experts tablaient sur 640 000 dollars. Personne n'imaginait que les enchérisseurs iraient bien au-delà, mais le marteau est finalement tombé à 40 millions de dollars, propulsant cette Luce parmi les Ferrari les plus chères de l'histoire.
Un acheteur bien connu des enchères de Monterey
L'acquéreur, un opticien milliardaire de 87 ans, n'en est pas à son coup d'essai. L'année dernière, déjà lors de la Monterey Car Week, il avait déboursé 26 millions de dollars pour une Ferrari Daytona SP3 unique. Sa fortune repose notamment sur l'invention du premier filtre optique anti-UV et sur des investissements judicieux dans Apple et Microsoft à leurs tout débuts.
Un geste caritatif aux retombées fiscales avantageuses
Dans les deux cas, Ferrari reverse l'intégralité du produit de la vente à sa fondation, dont les actions sont reconnues comme caritatives. Au total, l'acheteur a versé 66 millions de dollars aux œuvres caritatives de Ferrari. Cependant, ce don n'est pas totalement à fond perdu. Aux États-Unis, les dons aux bonnes œuvres donnent droit à des réductions fiscales. Pour la Luce, le milliardaire pourra bénéficier de 12 à 15 millions de dollars de réductions d'impôts.
Un investissement potentiellement rentable
Au-delà des avantages fiscaux, il y a aussi l'aspect investissement. Si les chances que la Luce atteigne un jour une cote normale de 40 millions de dollars sont inexistantes, la valeur de la Ferrari Daytona SP3, achetée 26 millions, monte déjà en flèche. Il se pourrait que ce généreux donateur réalise bientôt un petit bénéfice sur cette acquisition.



