Plus de 250 acteurs économiques des Alpes-Maritimes se sont réunis ce jeudi 9 juillet 2026 dans le parc du château Valrose à Nice pour la 4e édition des Estivales de l'Eco, organisée par la Chambre de Commerce et d'Industrie Nice Côte d'Azur. Cinq entreprises ont été distinguées dans différentes catégories, lors d'une soirée placée sous le signe de la convivialité et du networking.
Palette et Tartelette : Talent du Commerce
Louise Autréau, dirigeante de Palette et Tartelette à Nice, a reçu le prix Talent du Commerce. Son concept de café-céramique, où les clients décorent des céramiques tout en dégustant un café, connaît un succès fulgurant. Après seulement deux ans d'existence, elle ouvrira une troisième adresse à Cannes d'ici la fin de l'été. « Ça a été une aventure de deux ans ; on a eu beaucoup de mal à trouver un financement et un local. Les gens ne croyaient pas au succès de Palette et Tartelette. Aujourd'hui, on ne désemplit pas ! » s'est-elle réjouie.
Brasserie du Comté : Entreprise engagée
Le prix Entreprise engagée a été remis à Edwards Dilly, président de la Brasserie du Comté. Fondée en 2012 à Saint-Martin-Vésubie, la brasserie artisanale a été détruite par la tempête Alex avant de renaître dans un bâtiment écoresponsable. Devenue entreprise à mission au printemps, elle emploie 27 collaborateurs et réalise 90 % de son activité dans le département. « On a l'ambition de faire revenir la consigne dans les Alpes-Maritimes avec, dans un premier temps, 150 000 bouteilles en grand format », a annoncé Edwards Dilly. Le brasseur prévoit également de créer la première malterie de Provence-Alpes-Côte d'Azur dans les semaines à venir.
In'li Paca Corse : Impact territorial
In'li Paca Corse a reçu le prix Impact territorial pour son projet Campus des Amandiers à Sophia Antipolis. Ce programme de coliving de 3 855 m², livré l'été prochain, réhabilite d'anciens locaux de bureaux en logements flexibles avec services partagés. « Le logement intermédiaire bénéficie de loyers plafonnés, inférieurs de 10 à 15 % aux prix du marché », a expliqué Olivier Courtieux, directeur Transformation, Communication et RSE. In'li Paca Corse gère 6 300 logements et prévoit d'en livrer 1 800 neufs d'ici trois ans.
Toitures Barbato-Schreiber : Reprise gagnante
William Vimont a remporté le prix de la Reprise gagnante pour avoir repris en 2024 les Toitures Barbato-Schreiber, entreprise fondée en 1984 à La Trinité, spécialisée en charpente et zinguerie. Il a fait progresser le chiffre d'affaires de 46 % et met l'accent sur la montée en compétences de ses onze salariés. « Notre valeur, ce sont nos équipes et notre savoir-faire », a-t-il insisté.
TSE : Champion du territoire
Le prix Champion de la Croissance a été décerné à TSE, développeur et producteur indépendant d'énergie solaire basé à Sophia Antipolis. L'entreprise emploie 260 collaborateurs en France, dont une soixantaine sur la technopole, et a réalisé un chiffre d'affaires de 25 millions d'euros en 2025. Ses projets en cours représentent 3,5 gigawatts. TSE a levé 160 millions d'euros en 2025 et accélère dans le photovoltaïque et l'agrivoltaïque. « Le réchauffement climatique n'est pas un fantasme d'illuminés mais une réalité qu'on vit au quotidien », a déclaré Bernard Drouault-Lhermine, cofondateur et directeur général délégué. L'entreprise, certifiée BCorp et membre du French Tech 120, a développé une canopée agricole associant panneaux solaires et production agricole.
Startups à l'honneur : My Sunbed et L'Opticienne verte
Deux startups ont pitché lors de la soirée. My Sunbed, plateforme niçoise de réservation de transats dans des plages privées, compte 7 millions d'utilisateurs dont 90 % étrangers. Vainqueur national du concours Graines de Boss, elle vient de boucler une levée de fonds de 1,6 million d'euros pour accélérer son développement international. « On est déjà présent en Italie, au Mexique, à Dubaï et Abu Dhabi », a indiqué Sébastien Tomi, cofondateur. L'Opticienne verte, boutique antiboise de lunettes écoresponsables fondée par Florence Girard, propose des montures dessinées à Antibes et fabriquées en France, ainsi que de la seconde main. « Ce n'est pas plus cher qu'ailleurs et les mutuelles remboursent ! » a souligné la dirigeante.



