Ségolène Royal, figure historique du Parti socialiste, a officiellement annoncé ce jeudi 10 juillet 2026 sa candidature à la primaire de l'espace socialiste en vue de l'élection présidentielle de 2027. Cette déclaration, faite lors d'une conférence de presse à Paris, marque son retour sur le devant de la scène politique après plusieurs années d'absence des compétitions électorales.
Une candidature qui relance la dynamique interne
L'ancienne ministre de l'Écologie et candidate à la présidentielle de 2007 a justifié sa décision par la nécessité de proposer une alternative crédible face à la droite et à l'extrême droite. « Je me présente parce que je crois en la capacité des socialistes à rassembler et à porter un projet de transformation écologique et sociale », a-t-elle déclaré. Selon un sondage Ifop réalisé en juin 2026, 18 % des sympathisants de gauche la voient comme la meilleure candidate pour 2027, la plaçant en troisième position derrière Olivier Faure (24 %) et Anne Hidalgo (21 %).
Les réactions au sein de l'espace socialiste
L'annonce de Ségolène Royal a suscité des réactions contrastées. Olivier Faure, premier secrétaire du PS, a salué « une candidature qui enrichit le débat », tout en rappelant que la primaire devra départager les projets. De son côté, Anne Hidalgo, maire de Paris, a estimé que « l'expérience de Ségolène est un atout, mais que le renouveau est nécessaire ». La primaire de l'espace socialiste, qui regroupe le PS, des mouvements associés comme Génération.s et Place Publique, se tiendra en deux tours les 18 et 25 septembre 2026.
Un parcours politique marqué par l'écologie et le social
Ségolène Royal, 72 ans, a été ministre de l'Environnement sous François Hollande (2014-2017) et candidate à la présidentielle de 2007, où elle avait été battue au second tour par Nicolas Sarkozy (53 % contre 47 %). Elle a également été présidente de la région Poitou-Charentes (2004-2014). Ces dernières années, elle s'est investie dans des causes internationales, notamment comme ambassadrice des pôles Arctique et Antarctique pour le gouvernement français. Sa candidature met l'accent sur la transition écologique, la justice sociale et la refondation des services publics.
Les enjeux de la primaire socialiste
La primaire de l'espace socialiste intervient dans un contexte de fragmentation de la gauche. Selon un récent sondage Harris Interactive, l'ensemble des forces de gauche obtiendrait 28 % des intentions de vote au premier tour de la présidentielle, contre 32 % pour le bloc central et 30 % pour le Rassemblement national. La primaire vise à désigner un candidat unique capable de fédérer au-delà des clivages partisans. Outre Royal, Faure et Hidalgo, d'autres personnalités pourraient se déclarer, comme le député Boris Vallaud ou la sénatrice Marie-Noëlle Lienemann.
Les prochaines étapes
Les candidats ont jusqu'au 31 juillet 2026 pour déposer leur dossier de candidature, accompagné de 500 parrainages d'élus ou de militants. Les débats télévisés sont prévus à partir de la mi-août. Ségolène Royal a promis de mener une campagne « de terrain, à l'écoute des Français, et résolument tournée vers les défis climatiques et sociaux ». La participation à la primaire est ouverte à tout citoyen inscrit sur les listes électorales, moyennant une contribution de 5 euros.



