Directeur des hôpitaux de Millau et Saint-Affrique répond au Manifeste
Directeur des hôpitaux répond au Manifeste

Le conseil de surveillance du centre hospitalier Émile-Borel s’est réuni ce jeudi 25 juin. Une fois élu nouveau président, Jean-Luc Malet, premier adjoint à la mairie, a levé la séance sans que les points à l’ordre du jour ne soient abordés, dans l’attente de la réintégration par l’Agence régionale de santé (ARS) du Manifeste pour la défense des hôpitaux et maternités publics de proximité en Sud-Aveyron.

Pendant ce temps, Henri Célié, porte-parole du Manifeste, a formulé des griefs concernant le fonctionnement de certains services hospitaliers, notamment la pharmacie, le laboratoire d’analyse médicale et le pôle gériatrique. Après la séance, Midi Libre a rencontré Benoît Durand, directeur par intérim des hôpitaux de Millau et Saint-Affrique.

Levée de séance et impact sur l’hôpital

Interrogé sur la levée de la séance, Benoît Durand a déclaré : « Je n’ai pas de commentaire. Le président demande que le Manifeste soit réintégré. À partir de là, cela ne m’appartient pas. Cela appartiendra à madame la préfète de signer un arrêté pour enlever un représentant des usagers et le remplacer par le Manifeste si elle le décide. »

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Quant à l’impact de cette levée de séance sur la vie de l’hôpital, il a précisé : « Aujourd’hui, on n’a pas de sujet prioritaire à développer et à signer sur l’instant. Donc cela ne va pas impacter de façon dramatique l’hôpital. Par contre, il ne faut pas que cela dure trop longtemps puisque les instances hospitalières font la vie de l’hôpital et font les avancées de l’hôpital. »

Laboratoire de Saint-Affrique : une mutualisation demandée par les médecins

Henri Célié avait évoqué une fermeture programmée par le directeur à la mi-août du laboratoire d’analyse de l’hôpital de Saint-Affrique au nom de la mutualisation avec Millau. Benoît Durand a répondu : « C’est un mensonge éhonté. C’est une demande des médecins parce que l’on a deux laboratoires dont celui de Saint-Affrique qui a peu d’activité. Le docteur Medhi Brousse nous a fait un courrier. Il a demandé que l’on rapproche les deux laboratoires au sein d’un seul et même laboratoire, sans changer le fonctionnement du laboratoire de Saint-Affrique. »

Il a expliqué que cette mutualisation vise à simplifier la gestion administrative et la certification Cofrac, le Comité Français d’Accréditation. « Deux labos aujourd’hui, ce sont deux certifications, avec deux achats, deux gestions. Là, ils veulent juste regrouper ces points administratifs pour se soulager de cette tâche-là et se concentrer sur la tâche des laboratoires et des analyses médicales. »

Il a assuré qu’aucun changement n’interviendrait dans le fonctionnement quotidien : « Aucun changement par rapport à aujourd’hui. On a le laboratoire qui fonctionne en journée ici à Saint-Affrique. La nuit, c’est l’automate de biologie qui prend le relais aux urgences. Mais tout ce qui est fait à Saint-Affrique restera sur Saint-Affrique. Et ce n’est certainement pas Benoît Durand qui le demande, ce sont les médecins qui le demandent. »

Pharmacie et gériatrie : des défis à relever

Concernant la pharmacie de l’hôpital, Benoît Durand a indiqué : « On a le départ des deux pharmaciennes de Saint-Affrique qui partent courant septembre. On est en train de travailler sur la solution pour maintenir la dispensation des médicaments sur le centre hospitalier de Saint-Affrique. »

Pour la gériatrie, il a souligné la pénurie nationale de médecins : « Aujourd’hui, et pas que pour la gériatrie, c’est pour l’ensemble de l’hôpital, on a recours à beaucoup d’intérimaires qui coûtent excessivement cher. Ce sont tous les services de l’hôpital qui en ont besoin pour vivre et continuer à tourner. Ceci étant dû à la pénurie des médecins au niveau national. On le voit cet été où on va fermer des lits sur tout le département et sur toute la France entière par pénurie médicale. Donc on fait tous ce que l’on peut. L’intérim est un moyen pour pallier, pour continuer à avancer. Mais c’est un moyen excessivement cher et qui nous pénalise fortement. Mais c’est dramatique. »

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Rencontre en mairie après le conseil

Jeudi 25 juin, après la levée de la séance, une rencontre non programmée s’est déroulée en mairie entre trois représentants du Manifeste et Suzanne Fabrègue, directrice départementale de l’ARS. Plus tard, une longue réunion téléphonique a eu lieu entre le maire Clément Carles, Jean-Luc Malet, Suzanne Fabrègue et François Mengin Lecreulx, nouveau directeur général de l’ARS Occitanie.