Diaz-Canel dénonce une politique génocidaire américaine contre Cuba
Diaz-Canel dénonce la politique génocidaire américaine

Le président cubain, Miguel Diaz-Canel, a dénoncé ce dimanche la « politique génocidaire » de Washington envers Cuba, accusant les États-Unis de vouloir « s'approprier le pays ». Depuis janvier, le gouvernement de Donald Trump applique une politique de pression maximale sur l'île communiste, située à 150 km des côtes de Floride. À l'embargo en vigueur depuis 1962 s'ajoutent un blocus pétrolier et une longue liste de sanctions contre des entreprises et des dirigeants cubains.

Des conséquences économiques dévastatrices

Ces mesures ont entraîné une chute drastique du tourisme, le départ de nombreuses entreprises étrangères et un assèchement des entrées de devises. Les sanctions les plus récentes, annoncées jeudi, ciblent le programme des missions médicales cubaines à l'étranger, une des principales sources de revenus du pays. Selon les autorités cubaines, ces restrictions aggravent une crise déjà profonde.

Le blocus qualifié d'« arme de guerre »

« Cuba mène aujourd'hui une bataille historique contre une politique génocidaire qui s'est donné pour objectif d'asphyxier tout un peuple afin de s'approprier le pays », a déclaré le chef de l'État cubain depuis la province de Pinar del Rio. Il participait à la célébration du 73e anniversaire de l'attaque de la caserne de la Moncada menée en 1953 par Fidel Castro dans l'est de l'île, considérée comme le début de la lutte révolutionnaire.

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« Le blocus est une arme de guerre et provoque des morts », a accusé Diaz-Canel, estimant que Washington cherchait à provoquer, à Cuba comme dans d'autres pays, une « explosion sociale dans le seul but d'imposer des gouvernements alignés sur ses intérêts impériaux ».

Une crise énergétique sans précédent

Sur l'île de 9,4 millions d'habitants, la crise énergétique provoque des coupures de courant de 30 heures dans la capitale et de plusieurs journées d'affilée en province. Elle affaiblit les services sociaux et attise le malaise social. Le pays a également connu trois coupures d'électricité générales en juillet. Les habitants subissent aussi des pénuries d'eau et de nourriture, ce qui alimente un mécontentement croissant.

Des manifestations quotidiennes dans la capitale

Des manifestations ont lieu régulièrement à La Havane, en particulier le soir. Des Cubains tapent sur des casseroles et mettent le feu à des tas d'ordures pour exprimer leur colère face aux coupures incessantes d'électricité et d'eau, ainsi qu'aux pénuries alimentaires. Le gouvernement tente de répondre par des appels à l'unité et à des réformes.

Le président cubain a appelé à l'« unité » et à la « mise en œuvre des transformations économiques et sociales », annoncée mi-juin sous forme d'un programme de 176 mesures qui prévoit un virage économique majeur vers une économie de marché. De son côté, le président Donald Trump affirme que Cuba représente « une menace extraordinaire » pour la sécurité nationale des États-Unis et a plusieurs fois menacé d'en « prendre le contrôle ».

Selon des analystes, la pression américaine vise à provoquer un effondrement du régime castriste, mais elle pénalise d'abord la population cubaine, déjà éprouvée par des décennies de difficultés économiques.

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