Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a fustigé ce dimanche l'ancien procureur de la Cour pénale internationale (CPI) Karim Khan, le qualifiant de « criminel » et dénonçant le mandat d'arrêt émis contre lui comme une « arnaque ». Interrogé sur Fox News, il a affirmé que Khan, destitué vendredi pour « faute grave », « allait faire l'objet de poursuites pour harcèlement sexuel » et a cherché à détourner l'attention de ses propres actes répréhensibles.
Une destitution pour faute grave
Les États membres de la CPI ont voté vendredi la destitution de Karim Khan pour « faute grave » et « manquement grave aux devoirs de sa charge ». Le Britannique est accusé d'agression sexuelle par une membre de son équipe, accusations qu'il rejette fermement. Cette décision, prise à une majorité significative, met fin à un mandat entaché de controverses. Selon des sources proches du dossier, plusieurs États avaient exprimé leur malaise face aux allégations.
Les mandats d'arrêt de 2024
La CPI avait émis en 2024 des mandats d'arrêt contre Netanyahou pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité dans la bande de Gaza, dans le cadre de l'offensive israélienne menée en représailles à l'attaque du Hamas du 7 octobre 2023. Ces mandats ont suscité des réactions mitigées sur la scène internationale. Netanyahou a rejeté ces accusations, les qualifiant de « fausses » et d'« escroquerie » orchestrée par Khan.
Sur la base de ces mandats, le maire de New York Zohran Mamdani a appelé la semaine dernière les autorités américaines à arrêter Netanyahou s'il venait à l'Assemblée générale de l'ONU en septembre. Une éventualité rejetée par le président américain Donald Trump, qui a exprimé son soutien à Israël. « C'est une manœuvre politique », a commenté un analyste.
Netanyahou attendu à Washington
Netanyahou a également critiqué Mamdani, l'accusant de « vomir la haine » et de diviser les communautés. « Il est censé être le maire de tous les New-Yorkais, mais il essaie de monter un groupe contre l'autre », a-t-il déclaré. Il a assuré avoir échangé avec des Juifs de New York qui « ont peur en ce moment ». Le Premier ministre prévoit de se rendre à l'Assemblée générale de l'ONU pour « dire la vérité » sur Israël et défendre l'alliance israélo-américaine. Il doit d'abord rencontrer Donald Trump à la Maison Blanche mardi, alors que les tensions entre les États-Unis et l'Iran se sont accrues ces dernières semaines. Cette rencontre intervient dans un contexte de reprise des hostilités entre Washington et Téhéran.



