Cet été, le gouvernement a lancé une série de tests grandeur nature pour préparer le budget 2027. Selon un article de Libération daté du 19 août 2026, l'exécutif a multiplié les annonces et les consultations pour jauger les réactions des partenaires sociaux et des citoyens.
Des mesures tests sur la fiscalité
Le gouvernement a notamment testé plusieurs pistes fiscales. Parmi elles, une hausse de la TVA sur certains produits de consommation courante, une augmentation de la contribution sociale généralisée (CSG) pour les hauts revenus, et une refonte de l'impôt sur le revenu. Ces propositions ont été présentées comme des « options » lors de réunions avec les syndicats et le patronat, selon Libération.
« Nous avons besoin de savoir ce qui est acceptable et ce qui ne l'est pas », a déclaré un conseiller ministériel cité par le journal. Le gouvernement a également évoqué la possibilité de supprimer certaines niches fiscales, sans toutefois donner de chiffres précis.
Les dépenses publiques sous pression
Sur le front des dépenses, l'exécutif a testé des scénarios de réduction des effectifs dans la fonction publique, notamment via le non-remplacement d'un départ à la retraite sur deux. Cette mesure, si elle était appliquée, concernerait environ 50 000 postes d'ici 2027, selon les calculs de Bercy rapportés par Libération.
Par ailleurs, le gouvernement a envisagé de geler certaines prestations sociales, comme les allocations familiales et les aides au logement, pour une durée de deux ans. Cette option a suscité de vives critiques de la part des associations de défense des droits des usagers.
La réforme des retraites en ligne de mire
Le dossier le plus sensible reste celui des retraites. Le gouvernement a testé l'idée d'un recul de l'âge légal de départ à 65 ans, contre 64 ans actuellement, ainsi qu'un allongement de la durée de cotisation. Selon Libération, ces propositions ont été présentées comme « des pistes de travail » lors de réunions bilatérales avec les partenaires sociaux.
« Nous ne sommes pas encore fixés sur le calendrier, mais il faut que les discussions avancent », a confié une source gouvernementale au journal. Les syndicats, de leur côté, ont dénoncé une « méthode de l'été » qui consiste à « tester des idées sans les assumer ».
Un impact sur le déficit public
Ces tests budgétaires visent à réduire le déficit public, qui devrait atteindre 5,5 % du PIB en 2026, selon les prévisions du gouvernement. L'objectif affiché est de passer sous la barre des 3 % en 2027, conformément aux règles européennes. Pour y parvenir, l'exécutif table sur des économies de l'ordre de 20 milliards d'euros, selon Libération.
Le gouvernement a également testé un scénario de hausse de la fiscalité écologique, avec une taxe carbone renforcée sur les carburants et le chauffage. Cette mesure, si elle était adoptée, pourrait rapporter jusqu'à 5 milliards d'euros par an, selon les estimations de Bercy. Le gouvernement devra désormais arbitrer entre ces différentes options avant la présentation du budget 2027 à l'automne.



