Budget 2025 à Bruges : prudence et désaccords au conseil municipal
Budget 2025 à Bruges : prudence et désaccords

Réuni à l’Hôtel-de-Ville sous la présidence de Frédéric Giro, le Conseil municipal de Bruges a voté le budget primitif de la commune ce mardi 22 avril, malgré des désaccords profonds sur la ligne de conduite à adopter concernant les investissements futurs. Le budget a été au cœur des débats, et Anaïs Core, adjointe aux finances, a rapidement souligné que la Ville n’avait pas augmenté le taux d’imposition depuis 2010, une stabilité fiscale qui a été présentée comme un gage de bonne gestion.

Un équilibre budgétaire maîtrisé

Un équilibre a été trouvé entre les recettes de fonctionnement, estimées avec prudence pour un minimum de 29,6 millions d’euros, et les dépenses de fonctionnement, évaluées pour un maximum de 26,5 millions d’euros. Les prévisions des dépenses réelles de fonctionnement sont d’ailleurs inférieures à celles de 2025, ce qui témoigne d’une volonté de maîtrise des coûts. Par ailleurs, les grands équipements ont été livrés sans dégradation notable de la dette. De 2019 à 2024, la Ville a réalisé 65 millions d’euros de dépenses d’équipement tout en n’augmentant l’encours de dette que de 3,1 millions d’euros, un effort de gestion salué par la majorité.

« Politique de l’autruche » selon l’opposition

Malgré ces chiffres, l’opposition a vivement critiqué la stratégie budgétaire. Michaël Gisquet, du groupe d’opposition Une voix pour Bruges, s’est insurgé : « Il y a trop de prudence. Si l’on est trop prudent, on s’éloigne du réel. » Il a fustigé un « budget technique » décidé après les élections, estimant qu’il manquait d’ambition et de vision. Éric Veissier, du groupe Ensemble, bougeons Bruges, a quant à lui souligné un abandon des problèmes concrets comme les cambriolages, la vitesse excessive ou l’insécurité nocturne. Un constat qui, selon lui, « ne met pas en cause l’implication des agents municipaux de Bruges mais ceux qui les dirigent ». Il a déclaré : « Il faut s’adapter aux besoins des habitants et ne pas se contenter d’une posture électorale souvent inadaptée », dénonçant « une politique de l’autruche » menée par la municipalité.

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La majorité défend une gestion solide

Face à ces critiques, Anaïs Corre a réagi en arguant que les budgets de la commune sont « gérés d’une belle façon et en équilibre » : « Seulement après, on investit », a-t-elle précisé, insistant sur la nécessité de prioriser la stabilité financière avant de lancer de nouveaux projets. Cette ligne de conduite a été soutenue par Gonzalo Chacon, adjoint à l’aménagement du territoire : « Notre responsabilité n’est pas d’aller vite mais de tenir un cap et de protéger les finances de la ville ; les Brugeais attendent non de la précipitation mais de la solidité. » Évoquant le Plan pluriannuel d’investissement, Frédéric Giro, le maire, a appelé à lui « faire confiance, en termes de sincérité budgétaire ». Il a conclu en affirmant que le budget était à la fois prudent et ambitieux, avec « des projets structurants pour la commune ».

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